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I1IST0IRE NATURELLE.
et plus justement, dans ces derniers temps, prognathes, en raison du caractere fondamentaltire de l’organisation des Hommes qui y entrent: la saillie en avant des mächoires et la dispo-sition proclive ou oblique des deux rangees des dents. Bory de Saint-Vincenl faisait des individusde ce type la seconde division des races de son genre Homo: les Oulotriques, ä cheveux crepus, etdont aucun n’etait blane; mais, outre son espece elhiopienne ( Homo xlhiopicus), qui est verita-blement le type de cette variete, son espece hottentote ( Homo hottentotus), qui nous semble egale-ment lui appartenir, il y comprend aussi ses especes cafre (Homo cafer) et melanienne ou austra-Ue7ine(Homo melaninus), que nous avons cru devoir en grande partie etudier ailleurs, commeetant forme du croisement du type negre avec d’autres variele's.
Dans les races negres la peau est constamment noire; mais cette couleur varie beaucoup dansson intensite, suivant les differentes influences climateriques. Les cheveux sont toujours franche-ment laineux, tres-courts, tres-recoquevilles sur eux-memes, et ressemblcnt veritablement ä de lalaine. Les pommettes sont saillantes, les maxillaires avancees, les dents proclives, les levres epaisses,le nez deprime, elargi et fortement epate. La taille est babituellement moyenne, le corps est plusou moins vigoureux. Ces caracteres principaux se retrouvent toujours plus ou moins prononceschez les individus du type noir, et nous indiquerons plus tard les particularites differentielles queprcseitfent les races.
Fig. 148. — Africain du nord.
Fig. 149,_ Africain du sud.
Ces peuples constituent en general des etals barbares, peu avances en civilisation; ä Texceptionde l’empire d’Haiti, dans lequel ils sont melanges au sang des blancs, ils n’ont forme nulle part depuissants royaumes. Cependant ils sont susceptibles d etre civilises, et leur intelligence est apte äs’approprier le regime social; mais, sous l’influence de la chaleur brülante de la patrie de la plu-part d’entre eux, ils sont enclins ä une grande paresse, et n’ont ni la perseverance ni la force deconception des races blanches ou jaunes, et, «sans etre inferieurs, dans l’acception du mot, auxaulres races, ditLesson, ils ne presentent toutefois des capacites superieures que par accident,tandis que la masse des populations est restee stationnaire, pratiquant des arts grossiers, et soumiscä des souverains despotiques, et que des prßtres jongleurs les dominent par les gris-gris et lessorlileges. » Ils n’ont pas de culte proprement dits, ni de religion, car le fetichisme qu’ils pro-fessent n’est ni l’un ni l’autre, et ne consiste que dans une veneration ridicule pour des proprietessurnaturelles qu’ils attribuent aux choses qui les environnent, et jusqu a des betes ou ä desplantes. Ajoutons encore que la civilisation de races privilegiees a depuis longtemps pese sur laplupart d’entre eux de tout son poids, qu’elle les a abrutis en les rendant esclaves, qu’elle les adepossedes de beaucoup de leurs territoires, et qu’elle les a rejete's dans les pays les plus chauds duglobe et dans des deserts de sable, lä oü seulement ils ont pu conserver leur liberte. En esclavage,les Negres sont en general paresseux, imprevoyants, ne tirant nulle experience du passe, commesans memoire et dedaignant, pour ainsi dire, depenser. Cet abrutissement ne peut-il etonner lors-qu’on reflechit que ces etres humains sont souvent moins bien traites que ne le sont nos animauxdomestiques.
Nous partagerons ce type en trois rameaux principaux : le rameau africain, le principal de tous,