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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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IliSTOIRE NATURELLE.

fig. 1) leurs voisins, qui, regardant ces miserables comrne une Sorte de gibier, leur donnent lachasse et exterminent tous ceux qu’ils rencontrent, On les a dit bonsparce qu’ils etaient apathi-ques, tranquilles parce qu’ils sont paresseux, et doux parce qu’ils se montraient läches en touteoccasion. Quelques-uns n’ont pas fui ä l’approche des Europeens, et, vivant parmi eux, viennentdans les marches du Cap pour porter diverses denrees (Yoy. nos pl. ILI et IV); mais l’exemple desIlollandais, qui les premiers fertiliserent leur pays, ne les a point determines ä s’adonner ä l’agri-culture. j> A ces details nous ajoulerons encore que les llottentots ne suivent ni lois ni religion,mais qu’ils ont cependant des sorciers ou pretres, qui les ont asservis ä des pratiques ridicules;qu’ils sont gouvernes par de petits chet's; chassent avec des arcs et des fleches, et ont aussi pourarmes des especes de piques; qu’ils ne connaissent pas ia pudeur, et que leur vie est courte, car ilsseraient, dit-on, dejä vieux avant quarante ans.

Nous ne chercherons pas ä decrire les diverses races de la famille hottentote, car elles se rappro-chent beaucoup les unes des autres, et les renseignements, en outre, manquent pour le faire com-pletement. Nous dirons seulement que les Namaquois, subdivises en grands et petits, et portantaussi le nom de Griquois , semblent moins sauvages que les autres peuplades de l’Afrique australe ,qu’ils se couvrent davantage le corps, et que chez eux on retrouve le type negre (Voy. notre pl. VI);que les Boshismans (Voy. pl. I et II), ä en juger par la femme etudiee ä Paris , ont un teint basane,des yeux non obliques, mais horizontaux, et des cheveux laineux; que les Matabeles , dans le paysde Zoolos, ont quelque chose du type egyptien, prennent beaucoup d’embonpoint, surtout par leventre, etsavent se construire des huttes grossieres (Voy. pl. V); enfin que les Koranos, Gonaquois,Houzuanas, etc., ä peine connus, paraissent etre d’une maniere generale assez semblables ä la race.

La seconde grande division du type noir renferme le rameau asia-hohe, dont Bory de Saint-Vincent fait son espece melaniekne ( Homo melcminus), ou ses Melaniens. Ce sont encore des populationsnegres qui, transportees volontairement ou accidentellement loin de leur foyer primitif, ont perduune partie de leur physionomie originale, mais qui se sont perpetuees et offrent encore une peaunoirätre, des mächoir*s avancees et des cheveux laineux. On peut former dans ce rameau deuxtribus principales: les Negres du continent et ceux de la Malaisie . Si l’on peut, jusqu’ä un certainpoint, comprendre l’existence de Negres dans le continent asiatiqüe, oü ils se seraient portes pardes migrations successives, on ne peut plus bien s’expliquer comment on en retrouve aussi dansdes iles eloignees des mers de l’Inde , et surtout comment il se fait que ces peuples soient venus,ainsi que nous le dirons en etudiant le rameau suivant, habiter des latitudes refroidies et un climatdejä rigoureux, dans plusieurs des iles qui s’irradient depuis les Moluques et la Papouasie dans legrand ocean Pacifique, et sans se meler aux indigenes au’on y trouve. C’est une enigme singuliere,dont nous ne pouvons donner l’explication.

Les premiers, ou Negres asiatiques continentaux, constituent la famtlle nichada, qui comprendles Nichadas ou Potdindas, qui semblent avoir ete indiques par Ptolemee sous la denomination deNegres agriophages, et qui habitent les montagnes de l’Inde septentrionale. Chez ces peuples la -tadle est mediocre; la face est deprimee; le front aplati; le nez tres-ecrase;les yeux gros; la peau aune coloration noire intense, et les cheveux, assez courts, sont tres-laineux. Ces Negres, qui pa-raissent ne s’etre guere meles aux Hindous, forment des tribus independantes et sauvages,se livrantavec passion ä la chasse, d’oü est venu leur nom de Nichadas (chasseurs); ils se nourrissent, enoutre, de raciries et de fruits, ne se livrant jamais ä la culture du sol; ils vont nus; n’ont pour reli-gion que de grossieres superstitions; et se battent avec des fleches et des massues! « On croit, ditLesson, reconnaitre ces Negres dans les Bhils des provinces indiennes de Malva et de Candeich;dans les Coutis de Guzarate; dans les Gondes de Gundvana, et enfin dans les Couries des montagnesdu Ghittagond et au delä du Gange , On suppose encore qu’ils habitent les montagnes de Radja-Mabal, dans le district de Boglipour. Les Laos , Moys ou Miaotres des montagnes de la Cochinchine,sont peut-dtre aussi des Nichadas. »

Les Negres de la Malaisie, ou Pelasgiens, forment surtout la famille aetas ou aigtas, composeede peuplades de taille mediocre, ä formes assez bien dessinees, ä peau d’une coloration brune,foncee ou noire bistree, ä cheveux courts, crepus, cotonneux ou laineux, etc. Ils habitent les partiesmontagneuses de l’interieur de l’ile de Lugon, l’Jsla de los Negros dans l’archipel des iles Philip-