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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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ANTHROPOLOGIE. — MONSTRUOSITES CONSTANTES. 307

relegues dans quelques vallons ecartes. C’est dans lesPyrenees, dans los Alpes, en Suisse, en Styrie et dans la chaine des monts Krapacks qu’on en trouve le plus: on les y meprise, et nul autre mon-tagnard ne consentirait ä contracter la moindre alliance avec eux, tandis que dans le Valais , oü ils’en voit egalement beaucoup, on les regarde comme des etres favorises du ciel. On assure que leschaines de 1 Oural, du Thibet et möme celles des Andes en produisent aussi. On pretend en avoiregalement vu dans les hauteurs de Sumatra . On a attribue assez generalement cette maladie äl’humidite partiquliere des lieux habites par les Cretins, et surtout ä l’usage de l’eau de neige;mais tous les montagnards qui boivent de cette eau ne sont pas goitreux, et l’on connait des Cretinsen plusieurs lieux eloignes des neiges eternelles, et parfois dans nos villes meme des plaines, cetteinfirmite attaque le cou des femmes nees bien loin des Lautes montagnes et de parents sains. L’iodeet les preparations iodurees sont preconises contre le goitre.

Les Cretins portent une tumeur souvent tres-developpee nommee goitre, qui vient defigurer lapartie anterieure de leur cou, oü le corps tbyroide et les glandes sont essentiellement älteres; leurpeau est jaunätre; leurregard mourant; leur faiblesse extröme, et leur taille constamment moindreque celle des autres Hommes. Les femmes paraissent etre plus habituellement attaquees de cetteterrible monstruosite que les Hommes. Chez eux l’intelligence est tres-peu prononcee, et ils pas-sent presque tous pour montrer une imbecillite complete. *

Dans quelques animaux, surtout chez les reptiles, on retrouve quelque chose d’ä peu pres ana-logue au goitre de l’Homme; lä, neanmoins, ce n’est pas une infirmite, mais un caractere constantde genre ou d’espece, et le boursouflement du cou y est soutenu par des prolongements de Poshyoi’de, oe qui n’a pas lieu dans l’espece humaine.

Les Albinos ont une peau d’un blanc mat; les sourcils, les cils et tous les autres poils sont egale-ment blancs; les yeux, faibles et ayant une pupille rose ou rougeätre, ne peuvent supporter unelumiere eclatante; les cheveux, d’un jaune pale ou blanchätre, sont longs et comme d’une consis-tance cotonneuse. Cette couleur, d’un blanc blafard de la peau et des poils, est une existence ma-ladivede toule Teconomie animale qui se peint surtout surle derme etses dependances, effemineles sujets, en general petits, qui en sont atteints, peut etre accidentelle et tres-souvent aussi esttransmissible de generation en generation. Tous ces Ilommes, resultat d’un vice d’organisationtransmis et perpetue parfois, semblent perdre les caracteres des races dont ils sortirent pour enprendre de propres ä leur infirmite, et qui donnent ä tous et partout une physionomie commune.

On trouve des Albinos presque par toute la terre; mais ils semblent plus communs dans les racesä derme fonce que dans celles ä derme clair, et Ton n’en eite pas dans le rameau' semitique. On ena signale plusieurs comme nes d’Europeens, et souvent on en fait voir dans nos fütes : on en a vu,quoique rarement, cliez les Hyperboreern; ä Java ils forment, dit-on, quelques pauvres peupladeserrantes dans les bois et proscrites sous le nom de Chacrelas; ä Ceylan, oü on les nomme Bedasou Bedos, quelques-uns d’entre eux paraissent descendre des Ilindous, et sont meprises des habi-tantsj d’autres Albinos sont designes sous les noms de Bondos; il en existe chez les Papous; le typenoir en a presente aussi bien en esclavage que sur le continent africain; enfin en Amerique , dansl’islhme qui unit les deux parties du nouveau monde, les Dariens ne sont autre chose que desliordes d’Albinos .

Le regne animal offre egalement des individus albinos. Certains mammiferes, le pluscommune-ment parmi les Souris et les Rats, les Lapins et les Lievres, les Martes , etc., plusieurs oiseaux,comme les Corbeaux, lesChoucas, les Merles et beaucoup d’autres, divers reptiles et poissons, pre-sentent cette alteration, soit momentanement, soit pendant toute lavie.

Linne comprenait les Cretins et les Albinos dans son espece monstrueuse, qui ne doit reellementpas etreadmise, et il y rangeait aussi plusieurs autres anomalies tout ä fait accidentelles, ou qui n’ontjamais existe que dans Timagination des ecrivains. Nous ne devons pas nous occuper de ces pre-tendus monstres, mais nous croyons utile de rapporter, en terminant, quelques lignes ä ce sujetde ßory de Saint-Vincent. « On doit, dit-il, releguer au nombredes etres imaginaires ces hommes äqueue de vache que d’anciens Voyageurs ont pretendu se trouver ä Formose . 11 en est de mäme decette race de Malais chez laquelle, selon Struys, les femmes avaient de la barbe comme leur mari.

On ne doit pas non plus croire ä de petits Africains, mangeurs desauterelles, mentionnesparDrake,et qui, vers Tage de quarante ans, sont eux-meines manges par une multitude d’insectes ou ver-