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IIISTOIRE NATURELLE.
naissaient pas de cliefs; rnäis les Anglais ont observe que cliacune de leurs tribus obeissait ä Tund’entre eux. 11s sont dans la plus insigne barbarie, el leurs mceurs sont grosseres. Toutefois,quoique leurs diverses industries soient dans l’enfance, 011 möme en decadence, ils savent se tresserde jolis paniers d’une Sorte d’osier, eonfectionner de petits oreillers en bois ä la maniere des Pa-pous, faire des Colliers de coquillages pour la paruredes ferames, se fabriquer pour armes deszagaieset des haches en pierre, etc. Pour traverser les rivieres et les bras de mer ils se servent de radeauxformes de troncs d’arbre assembles et reunis ensem'ble au moyen de traverses plus minces assujet-ties par des Iiens: radeaux qu’on fabrique quand on en a besoin et qu’on abandonne ensuite sur laplage, et qui, montes par une dizaine d’insulaires, sont habilement manceuvres ä l’aide de pagaies.La chasse et la peche fournissent ä leur subsistance : surtout la peche des Crustaces et des Mollus-ques, que les Tasmaniens font grossierement griller avant de les devorer. Les deux sexes vont ha-bituellementtout ä fait nus, quoique parfois, comme leurs voisins de la Nouvelle-Hollande, ils secouvrent le dos et une partie de la poitrine, en hiver, avec de petits manteaux en peaux de Kangu-roos attachees ensemble; les femmes qui, de meine que les hommes, ne comprennent pas les Senti-ments de pudeur instinctifs chez tant de peuplades sauvages, conservent plus ordinairement cevetement, qu’elles attaehent sur les epaules et qu’un lien retient autour des reins. CesTasmaniennesqui, dans la jeunesse, sont encore supportables ä la vue, deviennent bientöt les plus laides creaturesde Tespece humaine, et, au dire meme des naturalistes les moins disposes ä faire de ITlomme lepremier desanimaux, eiles semblent alors les plus voisines par leurs formes des Quadrumanes dugroupe des Orangs. D’apres ce que nous en dit Peron, qui le premier a bien etudie ces peuplessauvages avant qu’ils eussent passer sous la domination du rebus de la societe anglaise, ces femmesetaient les esclaves de leurs maris, qui en possedaient quelquefois plusieurs : c’etait sur eiles que reposait le soin de se procurer la nourriture commune, qu’elles allaient surtout prendre en plon-geant au fond de la mer, tandis que les hommes, tranquillement accroupis au coin de leurs grandsfeux, attendaient qu’elles eussent fait cuire ces aliments grossiers et qu’elles eussent ete chercherde l’eau ä la source la plus voisine. Aujourd’hui ces Tasmaniennes ne semblent pas non plus avoirbeaucoup ä se louer des procedes de leurs maris, car eiles les quittent volontiers pour s’attacheraux marins qui viennent ä la peche des Baleines et des Phoques: quelque miserable que soit poureiles cette existence nouvelle, eiles la trouvent douce en comparaison de celle qui leur est reserveedans leurs affreuses solitudes. Les enfants sont assez doucement traites par leurs parents, et leursmeres aiment ä leur chercher et ä manger cette abondante vermine qui couvre les partiespoilues ducorps de presque tous les membres de la race negre. Autrefois ces sauvages se montraient assez ver-satiles dans leurs passions, accueillant avec plaisir les Europeens, et parfois, peu de temps apres,cherchant ä les tuer; ils paraissaient peu rechercher les objets d’echange qu’on leur apportait.Aetuellement, rejetes dans les contrees les plus mauvaises d’un climat habituellement peu clement,souvent eloignes des cötes qui leur offraient leurs meilleures ressources alimentaires, ils sont plusfarouches et plus barbares qu’ils ne Tont jamais ete, et repoussent tout ä fait le contact d’unecivilisation qui n’a su leur donner que des vices.
Nous avons fait connaitre les types, les rameaux, les Tamilles et les races dans lesquels se partageTespcce humaine; nous avons montre que toutes ces subdivisions, dejä si nombreuses, peuventsouvent se meler les unes aux autres et produire beaucoup de metis constants chez lesquels Toriginenative est difficile ä trouver; nous ne chercherons pas maintenant ä*1ndiquer les anomalies queTon peut rencontrer dans les individus d’une möme nation, car nous avons du nous borner ä degrandes generalites, et aller au delä serait peut-etre arriver au chaos; mais nous devons cependantparier de deux grandes varietes constantes d’Hommes, les Cretins et les Albinos, parce que Tune etl’autre se montrent semblables sur presque toute la surface du globe.
Les Cretins ou Goitreux, degeneres par appauvrissement organique, appartiennent habituelle—ment au type blanc, et plus particulierement aux rameaux celtique et teuton. On les rencontredans les pays montagneux, tantöt naissant au hasard de parents bien constitues, tantot, quoiqueplus rarement, vivant eil petites familles, reproduisant les memes defectuosites, et ordinairement