impossible de songer avant 1822 à la conservation d’uneœuvre dont on ne pouvait prévoir la fin.
De tous les ministres des finances qui se sont succédés de-'" 1puis que notre cadastre parcellaire s’exécute, M. Roi fut lepremier qui ait pensé sérieusement à conserver pour tou-jours un travail de cette importance.
Mais pour éviter les avis des novateurs, qui consultentplutôt leur imagination que l’expérience , ce ministre eut en1828 la grande et noble pensée de faire consulter indistinc-tement tous les directeurs des contributions directes duroyaume, pour savoir d’eux s’il était nécessaire et indispen-sable d’exprimer sur les plans du cadastre toutes les rnuta-tations des propriétés, afin de donner aux rôles des contri-butions directes une perfection constante et facile à obtenirdans tous les temps.
Les réponses 11e tardèrent pas à parvenir au ministère , eten janvier 1829 , je fus chargé par le chef de la division descontributions directes et du cadastre, de faire l’analyse decinquante-trois lettres ou mémoires relatifs à cette grandequestion.
Tel en fut le résultat : 27 de MM. les directeurs deman- ^daient que les mutations des propriétés fussent exprimées an-nuellement sur les plans cadastraux; i4 qu’on fit un renouvel-lement périodique des plans selon les besoins des directions;
9 que la conservation des mutations eût lieu sur les plans,mais sans indiquer ni époque ni projet; 3 seulement furentd’avis qu’on pouvait suivre toutes les mutations sur les rôlessans qu’il fût besoin de les indiquer sur les pians.
Relativement au mode d’exécution, les sentimens furent
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