été employés, et à vérifier l’ensemble des opérations. Les calculs de triangles furentfaits séparément par Trallès , van Swinden, Legendre et Delambre.
C’est de cette manière que fut établie la longueur de l’arc du méridien comprisentre Dunkerque et Barcelone ; la comparaison de cette longueur et de la mesured’un degré au Pérou servit à trouver un applatissement de ‘/Wi pour la terre ; end'autres termes on trouva que l’axe de la terre est de x /s34 plus court que le diamè-tre de l’équateur. En se basant sur ces mesurages, on trouva pour la longueurdu quart du méridien de Paris 5,180,740 toises et pour la longueur de la dix-mil-lionième partie de ce quart du méridien 448 lignes 29r>i,3e /i,ooo,ooo ou 443 lignes etm /iooo de la Toise du Pérou . Cette détermination fut faite par une commissiondans laquelle, outre les quatre savants déjà nommés, figuraient aussi Laplace, Cis-car et Mèchain .
Il est à remarquer que Delambre (Base du système métrique, III, p. 140) estimeque le mètre adopté est de 0 ligne 032064 (ou plus simplement de 0 ligne 032) troppetit.
Bessél est aussi arrivé plus tard, à la suite de divers mesurages de degrés, à nueconclusion analogue; il a trouvé que le mètre, qui doit être la dix-millionième partiedu quart du méridien, est de 0 ligne 037 trop petit.
La vérification de la mesure du mètre étalon et la comparaison exacte avec laToise furent confiées à une commission composée de Muliedo, Vassalli, Coulomb,Mascheroni et Mèchain . Elle remit son rapport le 21 floréal an 7.
Fabbroni et Lefèvre-Gineau se réunirent pour achever le travail de la fixationde l’unité de mesure des poids.
Au sujet de la détermination de cette unité de mesure des poids, Lefèvre-Gineau proposa une modification. Selon les propositions de l’Académie , mentionnées dansle décret du 18 germinal an 3, la température normale de l’eau devait être prise à laglace fondante, c’est-à-dire à la ligne marquée par 0 dans nos thermomètres. Maisil fut établi par des expériences que l’eau qui est entourée de glace fondante, con-serve une température de 2 à 8 dixièmes de degré, et que par conséquent il yavait, certaines difficultés à obtenir de l’eau à une température de 0°. Le députéhelvétique Traites étudia spécialement cette question. Des recherches précédentes,faites par Délite avaient montré que ce n’est pas à 0° que l’eau atteint son maxi-mum de densité, mais à une température plus élevée. Des expériences nombreuseset exactes laites par Lefèvre-Gineau , prouvèrent que le minimum de densité avaitlieu à une température de 4° G; ce savant trouva donc plus rationnel de ne pas fixerune température déterminée, attendu que cette température dépend d’une nouvellemesure hétérogène, tandis que le maximum de densité est un état unique donné