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Mais je crois, Sire, que les circonstances exigent de votresagesse, que les conditions du prochain Emprunt soient plusfavorables aux Prêteurs.
D'un autre côté, j’ai réduit beaucoup le prix des Anti-cipations , ainsi que je l’expliquerai dans un article particulier.Enfin, Votre Majesté vient de faire un Empruntremboursable en neuf années, qui revient à Six pour centSt qui a été rempli facilement, tandis qu’en 1757, un an.après la guerre, on en sir un du même genre, beaucoup plusavantageux aux Capitalistes, & qui ne fut jamais complet.
Ce tableau satisfaisant n’est dû qu’à l'ordre que VotreMajesté a mis dans ses affaires; car si le choix heureuxdes momens, la mesure des Emprunts, leur forme plus oumoins piquante, font des circonstances essentielles au succèsqu'on se propose ; on ne peut cependant se dissimuler, quedans tout ce qui tient au crédit & à la confiance, le génie del’Administration ne consiste principalement dans la sagesse,f ordre St la bonne foi. Mais peut-être est-ce encore unmérite que de sentir fortement l'esièt des vérités simples;& de ne jamais les sacrifier à l’attrait des idées ingénieuses& à la vanité des nouveaux systèmes ; ainsi donc écono-miser , réformer les abus, perfectionner les revenus, Stassurer de cette manière le gage des Emprunts, fans violence& fans nouvelles charges pour les Peuples ; voilà ce quifait à la fois la fureté des Prêteurs St leur confiance : EtVotre Majesté ayant adopté ce plan d'Administrationsu milieu de la guerre , tandis qu'on avoit fait tout lecontraire pendant la paix, Elle a dû jouir dans les circons-tances les plus difficiles , des avantages d’opinion dûs àcette même conduite.
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