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Compte rendu au Roi / par M. Necker
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& demi pour cent ; & les contrats íur les Postes, qui neportoient que Trois pour cent d’intérêt, étoient montésjusqu’à Quatre-vingts: cependant en 1759 , trois ans feu-lement après la guerre, le payement des Refcriptions futsuspendu , celui des Gages fut arrêté. & l’on excita lesparticuliers à porter leur vaisselle à la Monnoie, pour laconvertir en Espèces.

Je crois donc pouvoir présenter à Votre Majesté,comme un mérite ou comme un bonheur, qu’après êtreparti d’une position bien différente de celle de 1756, &après quatre ans de guerre ou de préparatifs, le Crédit n’aitsouffert aucune atteinte, quoique Votre Majesté enait sait un usage très - étendu ; on pourroit même dire avecvérité, qu’au contraire ce Crédit a pris des forces, & l’oncn peut juger d’une manière sensible par le prix des fondspublics: l’on voit qu’au mois de Septembre 1776, & furde simples bruits politiques, les anciennes Refcriptionsbaissèrent momentanément jusqu’à Vingt-trois pour centde perte, & les Actions des Indes jusqu’à Seize cents ;& dans ce moment-ci, les unes ne perdent que Sept &demi pour cent & les autres font à Dix-neus cents quarante.

On peut encore observer que tous les Emprunts faits anmilieu de cette guerre, l’ont été à un prix beaucoup plusfavorable qu’on ne l’avoit jamais entrepris pendant la paix.

La Loterie ouverte il y a deux ans étoit calculée fur lepied de Cinq pour cent d’intérêt; & tandis qu’en 1771 ,au sein de la paix , on a négocié des Rentes viagères quiont coûté Onze, Douze & jusqu’à Treize pour cent d’in-térêt sur une tête, Votre Majesté n’a encore empruntéqu’à Neuf, & à un intérêt proportionné sur plusieurs têtes.