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journaliers par des Billets de caisse ; & sous ce point devue , c’est encore un service rendu à la circulation.
Cependant personne n’a lieu de se plaindre, puisque cesBillets ne sont donnés qui’à ceux qui les préfèrent, & qu’àchaque instant on peut en recevoir la valeur en argent;car le capital qu’rls représentent est toujours en Caisse enEspèces, ou en Lettres de change à court terme, qu’onpeut réaliser facilement ; & il y a toujours au - delà de cecapital, celui de Douze millions fourni par les Actionnaires,& la partie des bénéfices qu’ils laissent en masse.
La Caisse d'Escompte n’a jamais fait d’avances au Gou-vernement ; au contraire, comme le Trésor royal a constam-ment un fonds de caisse, Votre Majesté a permis souventqu’on employât .quelques millions en Billets ou Reconnois-jsances de la Caisse d’Escompte , payables à volonté, afin demettre en circulation une partie du fonds mort du Trésorroyal. On voit ainsi que cette caisse n’a été d’aucune utilité.directe au Trésor royal, & que l’intérêt du Gouvernementau succès de cet établissement, n’a d'autre motif que le biendu Commerce, la modération de l’intérêt de l'argent, & laplus grande activité de la circulation.
Mais si c’est une exagération que de voir dans la Caissed’Escompte d'autres avantages, on se trompe plus fortementencore dans les craintes qu’on voudroit répandre, fous pré-texte qu’on pourroit abuser des Billets de cette caisse, &.contraindre un jour à les recevoir en payement. II est aisé^'apercevoir que si Yotre Majesté adoptoit jamais uníystème aussi dangereux & aussi funeste pour la France & pourson crédit, que celui d’une création de Papier-monnoie, ce
n’eíi