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le moment, ce qui entraînoit une multitude d’opérationscoûteuses; car les gens à argent, guettent continuellementle Trésor royal & íà situation, & ils ne tardent pas à dicterdes Loix , quand l’Administration se néglige, & n’a plusd’ordre ni de prévoyance.
J'ai eu quelque regret, que les circonstances aient empêchéde diminuer le fonds des Fermiers généraux, mais on aménagé à Votre Majesté le moyen de le faire, en rendantremboursable à volonté la partie de leur avance, dont ilsretirent Sept pour Cent d’intérêt.
On a pris les mêmes précautions à l'égard des Régies,& ces remboursemens une fois exécutés, je crois que lecapital exigé pour ces diverses places, ne s’écartera pas dupoint raisonnable : l’obligation de fournir une somme defonds trop étendue, peut éloigner des Sujets Tailleurs très-capables, & multiplie les embarras à la fin d'un Bail; maisje pense aussi, qu’il ne faudroit pas donner dans un autreextrême, & qu'il est utile au service de Votre Majesté,que ces manutentions ne soient jamais confiées à des hommesd’une éducation commune ; car tandis que la multiplicitédes Droits , la complication de leur jurisprudence, & ladiversité des Coutumes, attachent aux perceptions un certaindegré d’arbitraire, il est important que le moral des Admi-nistrateurs , vienne étayer l’eíprit de la Loi.
Je ne parcourrai point toutes les autres parties de réformesfaites en Finance; je crois devoir laisser àl'écart toutes cellesqui n’ont eu pour motif que l'ordre & l'économie, & quine présentent point de vues particulières d'Administration.C'est ainsi qu’on peut considérer le changement fait dans