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attaque le particulier, & se met à la recherche clés conditionsde fou engagement, & du revenu de ses terres, nepouvoientêtre suivies, que par des hommes indifférens à l’opinionpublique; aussi oífroient-ils fous main aux Engagistes de scdésister de leurs demandes, moyennant un sacrifice. Lesadjudications nouvelles devenoient alors absolument illusoires ;& l’expérience a fait voir, qu’il résultoit d’une semblableinstitution, bien plus de désordre, que de bénéfice pour leTrésor public: une pareille marche, où le Gouvernementsemble hésiter ou craindre de se montrer, m’a paru indignede la grandeur royale. II sied mieux au Souverain, d’examinerdans sà sagesse, ce qu’il peut & ce qu’il doit faire, & deretenir dans ses mains, i’exécu.ion des plans avoués par fajustice.
Je n’ai pas cru non plus, devoir proposer à VotreMajesté, le renouvellement des Loix de 1667 & de1719, au hasard d'échouer encore par les mêmes obstacles;d’ailleurs pour être juste, il saudroit rembourser comptanttoutes les Finances, fournies par les Engagistes ; & quandon seroit en état de le faire, la dépossession pure & simpledes Engagistes, rigoureuse pour eux, ne pourroit encores’essectuer, qu’en confiant aux Agens de l’Administrationune exploitation, qui dans les mains de particuliers animésde l’esprit de propriété, sera toujours plus favorable à larichesse de l’État.
J’ai donc pensé que Votre Majesté devoit préférerun plan moins avantageux en spéculation, mais dont l’exé-cution seroit plus facile & plus certaine : c’est le parti queVotre Majesté vient d’adopter par l’Arrêt du Conseilqu Elle a rendu tout récemment sur cette matière ; Elle s’est