"57
TROISIÈME PÁRTIE.
Je vais maintenant retracer les principales dispositionsd’Administration que j’ai proposées à Votre Majesté,& qui, n’ayant point de rapports immédiats avec s augmen-tation de ses revenus , n’iotéressoient que ie bonheur deses sujets.
Je pourrois observer d'abord, que c’est sans doute yconcourir sensiblement, quoiqu’indirectcment, que de fairedes réformes, & de propager les économies par rétablissementde l'ordre & le retranchement des abus. Ils eussent senti,vos Peuples, cette vérité d’une manière bien frappante, stla continuation de la paix eut permis à Votre Majestéd’appliquer le fruit de tant de foins à diminuer le poidsde leurs Impôts, à modifier salutairement ceux qui sontindispensables, à faire baisser Tintérêt de l’argent par desRemboursemens, à ouvrir des Canaux, à seconder le Com-merce, à multiplier enfin tous ces biens de dissérens genres,qui se présentent chaque jour aux regards de l'Adminis-tration , dès qu’elle peut répandre des encouragemens &faire quelques sacrifices. Et si j’osois mêler un sentimentparticulier à de st grands objets, c'est un bonheur quej'eusse vivement senti; & au bout de tant de peines, sij’avois pu goûter cette douce satisfaction, j'eusse eu le prixauquel je desirois d’atteindre ; mais la Providence en aordonné autrement. Sans doute qu'aux yeux de l’hommcqui réfléchit, c'est peut-être un mérite égal en Adminis-tration , de préserver l’État, au milieu de la guerre, denouveaux Impôts permanens, ou de soulager les Peuples,
EI
I