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des Cours 'étoit une source continuelle de difficultés : Au-jourd’hui , trois Conseillers d’Etat, distingués par leur caractère& par leurs lumières, composent un Comité auquel différaisMaîtres des Requêtes rapportent toutes les affaires conten-tieuses de la Finance ; elles font ainsi constamment jugéesd’après des principes uniformes ; & comme la plupart de cesdiscussions ont des rapports aux droits du Roi & à f Adminis-tration en général, les jeunes Magistrats chargés d’en rendrecompte, prennent ainsi à l’avance une teinture des objetsqui les occuperont un jour, comme Intendans de province.
Ces Comités se tiennent assidûment & presque sansvacances ; M. de Beaumont, un des Magistrats les plus éclairésde votre Conseil, passionné pour ses devoirs, & digne foustous les rapports de la bienveillance particulière de VotreMajesté , préside ce Comité. II n'est aucune contestation quiriy soit examinée avec le plus grand soin , & avec une impar-tialité &l une intégrité auxquelles le Public rend hommage : enmême temps on éprouve la plus grande célérité dans l’expé-dition des affaires, ce qui ne pouvoir exister, quand toutesles décisions dévoient se rapporter à un Ministre distrait partant d'autres occupations. II y a eu, depuis rétablissement dece Comité plus de deux mille arrêts rendus, fans compterun très-grand nombre de difficultés particulières, seir lesquellesce même Comité a bien voulu prononcer, ou me donner sonavis; ainsi, attention, promptitude, sécurité, tout a été lefruit de cette institution, qui v est du petit nombre de cellesdont Futilité est pure & fans contradiction.
Intendans des Finances .
Jè nc veux point mettre au rang des dispositions au,x-