6 1
quelles j’attache un mérite. la suppression cses chargés desIntendans des íìnances, parce qu’on peut voir différemmentà cet égard; mais voici, d'après mes réflexions & monexpérience, à quoi je réduirois cette question.
A mes yeux, les hommes capables d'une grande Adminis-tration sont si rares, & tellement rares , qu’on prépare aumoins de grandes entraves à un Ministre des Finances, enrétrécissant le cercle dans lequel il doit choisir les personnesdestinées à le féconder. Certes, c’est avec peine qu’encherchant par-tout, qu’en regardant par-tout, on est assezheureux pour démêler & saisir des hommes qui joignent àun très-grand amour du travail, de la justesse d’efprit, de lasagacité, de l’activité, de la mesure. Comment donc se flatterque quatre Propriétaires de charges, souvent acquises parsaveur ou par héritage, réunissent, de droit, toutes ces qualités'
Telles font, je crois, les réflexions que peut faire unMinistre des Finances, qui conçoit l’étendue de son Admi-nistration, & qui veut la pénétrer lui-même.
Mais un Contrôleur général affranchi de ces inquiétudes,qui occupe cette place comme un bénéfice, & plus encore pourla garder long-temps & paisiblement, que pour s’y distinguer,doit préférer d’être entouré d’Intendans des Finances, quipar leur existence & leur dehors dans le monde, font desgarans suffisans de l’Administration qu’il leur abandonne.
Vingtièmes.
Un des premiers objets d’Administration dont j’ai étéforcé de m’occuper , ce font les Vingtièmes ; parce quevos Cours réclamoient contre les vérifications faites dansles Paroisses, & demandoient que les cotes des Contribuables