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cru seconder ses intentions, en favorisant avec ménagementla suppression des Corvées ; & par-tout où elles subsistent,f ai excité M/* les Intendans à veiller fur leur juste répar-tition , & à ne rien négliger pour soumettre ces travaux àdes réglés fixes. Enfin, dans plusieurs Généralités on laisseaux Paroisses la liberté d’opter entre les deux manières depourvoir à la confection des routes ; mais cette liberté ,cette option, qui semble au premier coup-d’œil si raison-nable , n’cst pas à P abri d’inconvéniens , Jor/que ceuxqui doivent délibérer, ont un intérêt si distinct. Cepen-dant, dès que les Loix générales sor cette matière ontrencontré si souvent des obstacles qu'on n’a pu vaincre,les modifications lentes & douces, toutes imparfaites qu’ellessont, deviennent préférables.
Mais pour tant d’objets où le concours des volontés estfi nécessaire , où les difficultés d’exécution se multiplient,j’ai cru qu’il salloitun établissement d’Administration, capablede seconder les vues bienfaisentes de Votre Majesté& de les perfectionner ; & cette réflexion me conduità retracer les motifs qui in’ont engagé de proposer àVotre Majesté, Pestai d’Administrations provinciales.
Adminiflrations provinciales.
J e n'ai pu fixer mon attention fur l’état imparfait desImpositions établies dans vos Provinces, & íùr tous lesbiens qu’on y peut faire, sens être frappé du singulier retardoù 1 on étoit à cet égard. J’ai vu que dans chacune de cesProvinces, un homme seul, tantôt présent, tantôt absent,étoit appele à régir les parties les plus importantes dei ordre public; qu’il devoir s’y trouver habile, après s’être