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laissent pas toujours entraîner aux vues (Tordre & de Liengénéral; l’intérêt , les affections viennent les détourner;mais un homme seul n’a-t-il pas aussi ses motifs particuliers !mais les Subdélégués qui gouvernent fous ses ordres n’enont-ils pas! mais les Grands, mais les Gens en crédit:n’ont-ils aucune influence fur lui! & dans son cours d'am-bition n’a-t-il pas des raisons pour les ménager! Danstoutes les positions, les considérations d’intérêt ou de vanitéaltèrent quelquefois cette impartialité si nécessaire à í’Ad-minislration publique ; mais lorsque cette Administration estcollective , les motifs particuliers ont d amant plus d’ob-stacles à vaincre pour se développer ; on ne peut alors niéchapper aux regards, ni dédaigner les reproches, ni le»-repousser par Tautorité.
On a fait quelques objections fur la part donnée airClergé dans ces Administrations provinciales , fous le pré-texte qu’étant affranchi du Vingtième, & de la Capitation desPrivilégiés, il avoir moins d’intérêt à la .sage répartition des*Impôts ; mais dès qu’il contribue à- la Taille & à la-C api ration taillable par íès Fermiers, ce Corps participeà la plus grande partie des Impositions dont la répartitionest confiée aux Administrations provinciales. D'ailleurs ilne faut pas perdre de vue, que dans une Assemblée quine consent pas les Impôts, mais qui simplement les répartir,,ce n'est pas la plus grande énergie de propriété qui est la'qualité essentielle, c’est plutôt T amour de Tordre & de lajustice, c’est f impartialité , c’est l'instruction ; & fous cerapport pourroit - on refuser d’accorder en général auxMembres du Clergé la confiance qui leur est due î Ceuxqui fout à la tête des Pays d’États ne prouvent - ils pas