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France, ils avoient cru bien faire en les étendant encore,en les multipliant & en apportant une grande rigueur à leurobservation. Mais ces entraves qui avoient protégé l’enfancedes Manufactures, étoient devenues incommodes à mesureque leur légillation s’étoit compliquée, &à mesure, fur-tout,que la variété dans les goûts & les changemens dans lesmodes avoient appelé le génie de l’Industrie à plus de liberté& d’indépendance ; alors les barrières des règlemens surentsouvent franchies, & leur rigueur une fois éprouvée, on fejeta bientôt dans l'autre extrême, & la liberté indéfinie futenvisagée comme la feule idée raisonnable.
Les règlemens, quelque temps après, reprirent leur avan-tage, & dans ces combats plus ou moins longs entre lesrègles & la liberté, on vit le Commerce & les Manufacturescontinuellement inquiétés.
Une circonstance, entr’autres, contrarioit la circulation;c’est que le même plomb, les mêmes marques servant éga-lement à justifier de la fabrication nationale & de sa régularité,les Manufacturiers qui ne vouloient point fe soumettre auxcombinaisons prescrites, étoient forcés de renoncer à cessignes distinctifs, & dès-lors leurs Etoffes confondues exté-rieurement avec toutes les Étoffes étrangères, étoient demême sujettes à des saisies : f Administration cherchoit bienà tempérer dans ses décisions, la rigueur des Loix, mais leCommerce n’étoit pas moins exposé à des discussions & àdes lenteurs.
D'un autre côté pour aplanir tous ces obstacles, anéantirabsolument, & par une Loi positive toute espèce- de règle-mens, de marques ou d'examens, c’étoit risquer la répit-