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observant les ménagemens & les précautions morales qu’ona droit d’imposcr à une Administration publique, il a détruitces établislemens obscurs d’uíiire & de rapine, où deshommes avilis & cupides. abusoient íàns frein de l'empireque leur donnoient fur de jeunes gens, les mornens debeíòin & d’égaremens.
J'examine actuellement s’il ne conviendroit pas de faireverser dans cette Caisse , le fonds des Consignations, enstipulant que le remboursement seroit fait à volonté. UnDépositaire qui ne prête que íitr gages & fous l’infpectiondes Magistrats , est sûrement le plus solide de tous ; &vu l’emploi avantageux que cette Caisse fait de ses fonds,elle pourroit emprunter moins dans le Public, & payerQuatre pour cent par an des fonds provefìans des Consi-gnations , ce qui adouciroit infiniment le sort des débiteurssaisis, ou celui de leurs créanciers.
Aíanufaólures,
Une grande question relative aux Manufactures, agitditdepuis nombre d’années l’Administration & le Commerce;& en efset, c'étoit la plus importante de toutes. M. Colhertqui donna le plus grand mouvement à rétablissement desManufactures en France, & qui hâta leurs progrès, avoitjugé à propos de guider les Fabricans par des règlemens;& comme on attribue presque toujours tous les grands effetsaux dispositions des hommes, plutôt qu’à la nature des chosesdont l'empire est plus grand, mais moins visible, les succes-seurs de M. Colbert ayant envisagé ces règlemens commeJa principale cause de F état florissant des Manufactures en