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Compte rendu au Roi / par M. Necker
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les femmes dont Fefprit est aliéné ; & conformément auxordres de Votre Majesté; l'on s'occupe austì à établirdes Infirmeries dans tous les Hôpitaux destinés aux pauvresvalides, afin quau moment ils tombent malades, on nefòit plus forcé de les transporter à l'Hôtel-Dieu. Enfin, ladépense considérable de ce dernier Hôpital, a pareillementfixé mon attention, ainsi que le spectacle de tant de maladesrassemblés dans les mêmes lits. Si l'on n'a pas encore pro-posé à Votre Majesté un plan damélioration à cet égard,ce nest pas qu'on n'ait déjà tenté toutes sortes de moyensdifferens pour satisfaire aux sentimens dont Votre Majestéest animée ; mais quoiqu'on n'ait pas encore pu vaincreles difficultés de toute espèce qui íe font présentées, cestune œuvre trop intéressante pour être abandonnée, & jatmême les plus grandes espérances dobtenir incessammentun succès désiré depuis si long-temps. Déjà VotreMajesté, en ordonnant il y a deux ans rétablissementdun Hospice dans la paroisse de Saint-Sulpice, a eu prin-cipalement en vue de connoître ave£ précision & par expé-rience , le prix auquel pouvoir revenir dans Paris la journéedes malades tenus seuls dans chaque lit, & traités avec toutle foin quon peut raisonnablement desirer. Ces comptesont été imprimés, & vont lêtre pour la seconde année ;il en résulte que toutes dépenses comprises, chaque journéede malade coûte moins de dix-sept fous, tandis que cellesdun grand Hôpital de Paris reviennent à vîngt-quatre ouvingt-cinq feus.

Jai fixé aussi lattention de Votre Majesté fur Pétât desPriions ; on a peine à croire que dans un royaume tel quela France, la pénurie des Finances ait constamment empêché