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plus rares vertus, & qui m’a tant aidé à remplir les vues de.Votre Majesté; & tandis qu’au milieu des vanités desgrandes places, ce nom ne vous a jamais été prononcé, il estjuste que vous fâchiez, Sire, qu’il est connu & souventinvoqué dans les asyles les plus obscurs de l’humanité souf-frante. Sans doute il est précieux pour un Ministre desFinancesd’avoir pu trouver dans la compagne de sa vie, un secourspour tant de détails de bienfaisance & de charité qui échap-pent à son attention & à ses forces; entraîné par le tourbillonimmense des affaires générales, obligé souvent de sacrifierla sensibilité de l’homme privé, aux devoirs de l'hommepublic > il doit se trouver heureux que les plaintes particu-lières de la pauvreté & de la misère, puissent aboutir prèsde lui à une personne éclairée qui partage le sentiment de sesdevoirs. Hélas! quand la main du temps, ou la vanité d’unsuccesseur ont détruit ou changé les arrangemens d’Adminif-tration où l’on avoit placé son attachement & fa gloire, c’estdu souvenir des biens particuliers qu’on a pu faire, qu’onvit encore heureux dans sà retraite.
Je finis ici le Compte que je me fuis proposé de rendreà Votre Majesté; j'ai été obligé de parcourir la plu-part des objets rapidement, mais c’est un Compte rendu àun grand Monarque, & non un Traité d’Administration desFinances. Je ne fais fi l’on trouvera que j’ai suivi la bonneroute, mais certainement je l’ai cherchée, & ma vie entière,fans aucun mélange de distractions, a été consacrée à l'exer-cice des importantes fonctions que Vo tre Majesté m’aconfiées ; je n’ai sacrifié ni au crédit ni à la puissance,& j ai dédaigné les jouissances de la vanité. J’ai renoncémeme à la plus douce des satisfactions privées, celle de