46 MANUEL DU TOURNEUR.
on peut avec ces scies, à l’aide d’un trou, pratiquer une ouverture dans
un panneau.
La fig. 9 est une scie, dentée des deux côtés , dont le manche estcoudé, et n’a d’autre usage que de rogner l’excédant des chevilles misesen place.
Nous terminerons cet article par quelques observations sur les meilleursmoyens à employer pour scier droit ; car il est peu d’amateurs qui nesoient embarrassés pour suivre exactement un trait avec une scie, oupour tronçonner droit.
La première cause est Le peu de soin que l’on prend d’affûter les scies.
La seconde, est de vouloir couper des bois tendres et verts, avec deslames dont la denture est fine et ayant peu de voie, et l’inverse pour lesbois durs.
La troisième, est l’impatience de celui qui opère, qui, croyant allerplus vite, appuie trop sur la scie : ce qui fait voiler la lame et la portemalgré lui à droite ou à gauche.
Il faut conséquemment, pour bien scier , choisir la scie propre à lamatière que l’on veut débiter, et à l’ouvrage que l’on veut faire; la pré-senter bien perpendiculairement et parallèlement au trait que l’on veutsuivre ; effacer son corps de manière que le mouvement que les brasfont ne le dérange pas. U faut néanmoins ne pas trop s’éloigner : ce quirendrait la position fatigante, et feroit perdre de vue le trait que l’ondoit suivre. Si dans cette position ojkpousse la scie droit et sans la balan-cer , l’opération sera nécessairementnonne. Il faut aussi avoir le soin degraisser de temps en temps la lame avec du lard ou du suif.
SECTION IL
panière de Préparer les Bois au rabot.
Après avoir débité le bois, le Tourneur sent la nécessité de le corroyer,s’il le destine à des pièces sujettes à. assemblages, ou de le préparer sison dessein est de l’ouvrager sur le Tour. Nous allons conséquemment dé-crire les instrumens dont on se sert pour ces préparations.
Pour préparer les bois, la pièce essentielle, dans un laboratoire, est, sanscontredit, l’établi de menuisier à l’allemande. La fig. io en représente unréunissant tous les avantages que l’on peut désirer. Il diffère des établisordinaires par une seconde presse, sur sa longueur, avec laquelle l’on