CHAP. III. Sect. I. Manière de Débiter les Bois y etc. 4 ?peut saisir toutes les pièces par leurs extrémités, quelle que soit leur lon-gueur.
La boîte A est fixée à l’établi par une coulisse. La vis B , par le moyend’une manivelle, fait marcher en avant et en arrière cette boite, laquellea sa face supérieure percée d’un trou carré dans lequel entre le crochet c.A l’autre extrémité entre un crochet à peigne et à ressort D, lequel,comme dans les autres établis, monte et descend à volonté; sur la mêmeligne sont pratiqués six trous carrés propres à recevoir un second crochetsemblable à celui c. On le place dans l’un de ces trous, d’après la longeurde la pièce que l’on désire saisir, laquelle se trouve solidement fixée parla pression de la vis de rappel B. Ce moyen ingénieux donne l’avantage depouvoir opérer sur trois faces de la pièce saisie. L’espace E sert à sai-sir un morceau perpendiculairement. Les ébénistes en font usage pourscier les feuilles de placage, les tenons droits et d’onglet, et enfin pourpresser des pièces de petites dimensions après le collage. La presse pa-rallèle F, est trop connue pour que nous décrivions ses divers usages ;nous nous contenterons de dire qu’elle est particulièrement destinée àsaisir des pièces longues et larges, pour en dresser les rives, et les rainer encas d’assemblage. Le pied mobile G sert à soutenir, au moyen d’une che-ville , la longueur des pièces saisies dans la presse. Ce pied coule entreles deux pieds du devant de l’établi , et est percé , sur sa hauteur, detrous carrés pour recevoir la cheville ou mentonnet dont il est mentionci-dessus. La surface de l’établi est percée de plusieurs trous ronds, pourrecevoir le valet, Jig. 1 1.
Le valet double , Jig- 12 , dont la tige est ronde et mobile , d’environ 18pouces de long, et taraudée à sa moitié d’un pas double pour recevoir lesécrous de la forme de celui A , lesquels sont fixés au dessous de l’établi,au moyen de deux fortes vis à bois, a l’avantage de serrer à plat deuxpièces à la fois avec beaucoup plus de force et de facilité, qu’il n’estpossible de le faire avec le valet ordinaire; car on se sert de la mani-velle comme levier : ce moyen procure l'avantage de ne pas dérangerla pièce, inconvénient assez ordinaire du valet simple que l’on est obligéde serrer à coups de maillet. O11 n’éproUve aucun embarras pour saisiravec cet instrument une pièce de quelque forme qu’elle puisse être,en raison de la facilité que l’on a de le placer sur trois points de l’établi;s’il arrivoit qu’un seul côté de ce valet fût utiles, 011 se servirait d’uncoin à gradin , Jig. 1 3 , pour maintenir le côté non utilisé. On se serviraità cet effet du cran le plus en rapport avec l’épaisseur de la pièce que