C 1 IA.P. III. Sect. III. Corroyer les Bois . 5i
Équerre, fig. 20. Cet instrument servira comme l’équerre fixe pour dégau-chir cette seconde face par rapport à la première.
Nous croyons inutile d’en dire davantage sur un art qui n'est qu’ac-cessoire à celui dont nous traitons dans cet ouvrage; et nous nous borne-rons à indiquer la forme et l’usage des divers outils qu’un amateur doitavoir dans son laboratoire.
La fig. 22 est une varlope à onglets : c’est un rabot allongé qui tientle milieu entre la varlope et le rabot. Cet outil sert à corroyer, à dresseret à replanir les petits ouvrages, comme aussi à dresser les onglets : ce queles ouvriers appellent recaler. Il faut en avoir trois : la première, pour lesbois durs et ronceux, doit être à fer debout, c’est-à-dire avoir la lumièreperpendiculaire et le fer affûté d’un peu court. Quelques ouvriers in-clinent la lumière par rapport à la longueur de l’outil. Cette méthodenous paroît présenter quelques avantages. La seconde doit avoir le ferincliné à quarante-cinq degrés ; et la troisième doit être à double fer. L’a-vantage de cette dernière est de 11e jamais faire d’éclats.
La Jig. il\ représente ce double fer développé et assemblé. A , est le ferqui coupe , vu à plat, son biseau en dessous. B , est un teton carré long ,percé au centre et taraudé pour recevoir la vis C , qui lie le secondfer D , avec le précédent. Ce fer est un peu courbé du bout, comme onle voit sur le profil en A , fait la pince, et s’appuie le plus près possible dutranchant. Par ce moyen, le copeau, produit par le fer coupant, est forcéde changer de direction, et se trouve rompu à sa base par le fer de dessus :il faut apporter le plus grand soin à affûter ce fer, et prendre peu de bois.
Cette dernière précaution doit au surplus s’appliquer à tous les outilsde menuisier ; souvent un amateur croit avancer son ouvrage en donnantbeaucoup de fer, mais en peu de temps sa lumière s’engorge: il est obligéde retirer le copeau au moyen d’une pointe de fer ; par là il détruit salumière, ébréche le fer, et perd beaucoup de temps.
Le rabot ,fig. 25 , est de même forme que la varlope à onglets, mais ilest beaucoup plus court; on en fait depuis 4 jusqu’à 8 pouces. Il faut enavoir plusieurs pour les raisons que nous avons détaillées à l’article de la var-lope. Il est surtout essentiel d’en avoir un, dans lequel on place un fer can-nelé sur sa longueur, et qu’on nomme Rabot à dents. Ce rabot est indispen-sable pour préparer les pièces ronceuses et les feuilles de bois précieux,destinées au placage; comme aussi pour former de petites aspérités, ser-vant à retenir la colle sur toutes les surfaces qu’on veut joindre.
Les Jig. 26 et 27 représentent deux rabots cintrés, l’un concave, et
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