MANUEL DU TOURNEUR.
TROISIÈME PARTIE.
DU TOUR EN L’A I R.
On nomme Tour en l'air, l’espèce de Tour que nous allons décrire,parce qu’à la différence du Tour précédent, où l’ouvrage est pris entredeux pointes, cet ouvrage est porté par un arbre de fer disposé pour rece-voir, à l’aide d’un mandrin, la pièce par une de ses extrémités.
Ce Tour est, sans contredit, l’âme d’un laboratoire, étant destiné àrecevoir toutes les machines dont nous parlerons par la suite : aussi nousespérons que nos lecteurs nous excuseront si nous entrons dans quelquesdétails sur cet article.
Il existe plusieurs espèces de Tours en l’air: ceux d’horloger, montés surune barre de fer, qu’on fait mouvoir à l’archet ; ceux qu’on nomme Bidets :l’un et l’autre sans pas de vis; enfin , celui à pas de vis, dont nous allonsparler.
A et B, Jig. i , PI. a4, sont deux poupées, dans l’épaisseur desquellessont des entailles qui donnent passage à l’arbre D , d. Comme l’écartementrespectif de ces deux poupées doit être constant et invariable, cet écarte-ment est déterminé par deux liens de bois C, qui, de chaque côté, sontcollés et quelquefois fixés sur les poupées par de fortes vis à bois : et pourt. 1 . 35
Pl.