CHAP v V. Secï. II. Des cônes et de leurs cinq Sections. Ziqsoient bien droits; mais en tournant il faut bien prendre garde que lebout ne s’échauffe par le frottement, et n’acquière un changement decouleur ou une marque circulaire qui feroit un très-mauvais effet.
Pour indiquer tous les moyens que l’on peut mettre en usage en pareilcas, et dans d’autres semblables, voici comment on peut s’y prendrepour terminer la pointe, si elle ne tenoit pas bien sur sa base, et dans lecas où on auroit réservé au bout un petit bouton pour recevoir la pointede la poupée.
On prendra un mandrin fendu, creusé au diamètre de la base du petitcône^ on y fera , avec beaucoup de soin , une rainure dans laquelle l’anglede la base puisse se loger. On le mettra en place, et avec un anneau onserrera la pièce. Dans cet état, et après s’être assuré qu’elle tourne par-faitement rond, on la terminera aisément.
Il est inutile d’observer que dans la hauteur totale du cône, ne doitpas être compris en entier le petit bouton qu’on a réservé au bout; sansquoi le trou de la pointe se feroit toujours remarquer, et l’on ne pour-roit amener cette pièce à être parfaitement pointue.
On ne sauroit apporter trop de précision dans la façon de ces pièces;leur mérite dépend de leur perfection, et à moins qu’elles ne soient très-bien faites, elles ne méritent aucune attention.
On fera la seconde, représentée,^*. 46, de la même manière; maiscomme la section qui donne l’ellipse est oblique à l’axe du cône, on nepeut la faire sur le Tour sans se jeter dans une infinité d’opérations inu-tiles. Lors donc que le cône sera tourné, on le saisira par le bout dans unétau, et avec une scie bien affûtée, on fera la coupure à telle obliquitéqu’on voudra; car le principe posé par les géomètres, qu’une sectionoblique produit une ellipse, n’est pas restreint à une seule obliquité.Plus elle sera grande, plus l’ovale sera allongé; et plus elle approcherad’être parallèle à la base, plus il sera roncL
Lorsqu’on aura ainsi coupé à la scie, on réparera ce plan à l’écouenne,ou avec des limes bien droites. On se servira pour cela d’une bonne règle,qu’on présentera dans tous les sens; puis ayant collé sur une planchebien dressée un carré de papier à polir très-fin, on passera le plan sur cepapier, en prenant bien garde que la main ne varie, ce qui produiroitune surface convexe.
On préparera, sur un autre mandrin, une pièce de même bois, pourservir de sommet au cône ; on la réduira à peu près à la grosseur conve-nable. On coupera sa base à la même obliquité, et par les mêmes moyens
Pl.