CH AP. V. Sect. III. Des Polyèdres réguliers. 33^
calibre ne pourroit pas entrer, on le fera un peu plus petit que la mesurene l’indique. Il suffit pour cela d’avoir soin qu’il soit un peu moins serréque la boule dans l’ouverture du compas d’épaisseur.
Il est inutile de donner au mandrin plus de longueur qu’il n’en abesoin : plus un mandrin est court, moins la pièce qu’on tourne est su-jette à brouter sous l’oufil. Ainsi un pouce pour la partie creusée, unjjouce ou environ pour l’écrou qui se monte sur tenez de l’arbre, et cinqà six lignes entre deux , en tout trente lignes environ suffisent parfaite-ment. On diminuera un peu le mandrin par derrière en talus, pour lemettre au diamètre de l’embàse, et pour pouvoir y tracer la ligne derepère.
Quand la boule est une fois placée dans le mandrin, et qu’elle y tientun peu juste, il est souvent difficile de l’en ôter : le plus sûr pour y par-venir sans rien gâter, est de percer au fond du mandrin, un trou quicommunique avec l’écrou. Par ce moyen on peut chasser la boule parderrière, avec un cylindre de bois, entre le bout duquel et la boule onpourra mettre un petit chiffon pour que le coup n’endommage rien, oubien donner un petit coup sur le côté du mandrin.
En cet état, si le mandrin est fait avec soin, si l’on a l’usage de tournerbien rond, on peut procéder à la pièce qu’on veut faire : la boule doit ytenir suffisamment. Comme le point central de chaque face qu’on va fairedoit être marqué sur la boule, ainsi que le cercle dans lequel le poligoneest inscrit, il est très-aisé de mettre ce point au centre de rotation. S’ils’en falloit de fort peu, on pourroit, avec un coup d’un petit maillet debois, jeter le point central du côté où il le faudrait.
Alors on abattra avec un ciseau, à un biseau, une surface plane, à peude chose près semblable pour les dimensions au côté de la même figure decarton qu’on aura devant les yeux. On fera de la même manière toutesles surfaces du polyèdre, qu’on augmentera, les unes après les autres , jus-qu’à ce qu’elles soient parfaitement égales, et que les angles en soienttrès-vifs, et bientôt le polyèdre sera terminé.
Nous ne nous appesantissons point sur les détails nécessaires pour fairecette figure. Un peu de géométrie et d’adresse, et plus encore de patience,suffisent pour la conduire à la perfection; mais comme il est difficilede faire chaque côté, du premier coup, à la mesure qu’il doit avoir,il est à propos d’ôter plutôt moins que plus de bois , pour y reve-nir à plusieurs fois; et chaque fois il sera à propos de marquer légère-ment le centre de chaque côté, pour le remettre au Tour si l’on en a bex. i. l \3