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Tome premier.
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33 o MANUEL I)U TOURNEUR.

Les petites moulures sont : les listels, les filets ou carrés, les facettes,les astragales, les baguettes, les,petits talons ou bouvemens , les petitesgorges, les grains-dorge ou dégagemens. Quelquefois on fait les grandesmoulures très-petites, comme les cavets, les quarts-de-rond et les talons,selon le goût de la pièce. On nomme Tore , un gros boudin, tel que celuiquon voit aux bases des colonnes; et lon nomme Sco/ie, une mouluraqui est en creux ce quest le tore en relief, comme aux bases des colonnescorinthiennes. On nomme Cavet, un arrondissement en creux qui naquun seul centre, ainsi que le quart-de-rond qui est en relief. Au surplus,notre dessein nest pas de donner ici un traité darchitecture ; tant dau-tres en ont donné les règles et les principes, quil seroit déplacé de nousy étendre ici. Cependant, comme chaque art a ses principes, et que tout lemonde nest pas à la portée de se pourvoir de livres de tout genre, nousnous permettrons de donner quelques exemples.

On peut donner pour règle générale, que rarement une moulure doitavoir plus de saillie quelle na de hauteur : cest à lhomme de goût àchoisir celles qui présentent les proportions les plus agréables pour lapièce quil veut exécuter.

SECTION II.

Manière (le tracer géométriquement les Moulures.

On trace les moulures daprès les principes suivans; ou bien on leurdonne autant de saillie que de hauteur, et alors lune et lautre partentdun même point qui est celui de la rencontre des deux droites, commele quart-de-rond , fig. 22 , ou du point a, formé par la rencontre des pa-rallèles a, b } et a, c, comme le cavet, Jig. i 5 ; ou bien en prenant auau compas la distance qui existe entre les deux angles cl, de la hauteur, ete, de la saillie; et portant de lun et lautre point cette ouverture decompas, soit derrière la figure pour trouver la section , comme c , fig. 23 ;et de ce point, traçant la portion du cercle d } e , qui, comme on le voit,11en est pas le quart; soit en dehors, comme c, fig. 26, et traçant lecavet d, e, qui lui-même est moindre que le quart de cercle.

On peut varier à linfini la saillie de cette moulure. Soient les fig. 24 et27 , formées par deux lignes droites dégale longueur, qui se rencontrentà angles droits; des deux extrémités de ces lignes on mènera une droited, e, que l'on divisera en deux parties égales en c : on tirera ensuite la