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390 MANUEL DU TOURNEUR.
===== lequel elles occupent encore moins de place, et qui donne plus de facilitéPl. a4. pour tendre la corde. On voit sur la figure la disposition de cet ajustementsur les pieds à gauche de l’établi, vu intérieurement ( nous supposons lespieds à trois pouces du bout de l’établi ). Deux jumelles F , F , embras-sent les deux pieds, et sont fixées en G, sur le pied de derrière, par unboulon dont la forme leur permet de faire charnière. A l’autre extrémitédes jumelles est une poignée H , qui a pour longueur la largeur juste dupied de l’établi : elle est percée, comme les jumelles, d’un trou pour recevoirle boulon K. On sent que, malgré leur mobilité , les jumelles embrassenttrès-solidement les pieds de l’établi, et ne peuvent pas ballotter.
Entre le boulon et le pied de devant se place un écrou pour rece-voir la vis Z/, qui sert à fixer la roue, à la hauteur convenable, suivantqu’on veut donner plus ou moins de tension à la corde. Cette vis pose surle tasseau 31 , qui est joint et fixé au pied de l’établi. Sur le champ des ju-melles, et perpendiculairement au pied de l’établi, sont des collets d’é-tain, et quelquefois de cuivre, sur lesquels pose un arbre N, à deux em-bases suivies d’un carré et d’un taraudage pour recevoir du côté exté-rieur la roue de volée et les cercles qui servent à porter la corde sansfin. Le bout intérieur porte la manivelle P , qui est mise en mouvementpar la pédale.
Les fig. 6, B, 9 et 10 représentent sur une plus grande échelle lespièces qui composent l’ajustement de cette roue. On a marqué leurs diffé-rentes parties des mêmes lettres qui les désignent sur la fig. 1.
On voit, par la position de cette roue, qu’elle laisse jouir de l’établi danstoute sa longueur. S’il est bien fait, ou en bois précieux, on n’a pas besoin dele percer pour faire passer la corde. Cette dernière, pouvant se retirer avecla plus grande facilité, permet de changer en un moment le mouvementcontinu, produit par la roue, pour reprendre celui de va-et-vient qu’onobtient au moyen de l'arc ou de la perche, et qui est absolument néces-saire pour faire les pas de vis. 1
Nous avons supposé jusqu'ici que le Tour étoit placé de manière queles poulies mises sur le derrière de l’arbre se trouvassent en dehors del’établi et à-plomb des poulies placées sur la roue de volée.
Si le bout de l’arbre n’étoit pas disposé pour recevoir une poulie, onferoit adapter sur le carré qu’occupe la manivelle une poulie à plusieursgorges, sur laquelle on fixe un boulon e , comme celui dont nous avonsparlé plus haut, et qui remplace la manivelle. Si on a bien calculé le rap-port des poulies de la roue avec celles du Tour, la corde peut passer dans