CIIA.P. XI. Sect. Y. Procédés pour Souder le plomb, etc. 4'^5
Quand le fer sera étamé, il aura la propriété de saisir et d'enlever la :soudure en petites gouttes: on en prendra plusieurs l’une après l’autre, 1>Let tenant la pièce de la main gauche, horizontalement, on mettra sur lafente autant de ces petites gouttes, à io ou 11 lignes de distance, qu’ilpeut y en tenir. Si le fer n’est plus assez chaud, on le mettra de nou-veau au feu, sans le faire rougir, de peur que l’étamage ne s’en aille : onl’essuiera bien chaque fois, et commençant par un bout, on traînera lefer sur la pièce, et les tenant parallèles l’un à l’autre, jusqu’à ce que lasoudure ait coulé parfaitement, et rempli la fente. En cet état, la piècepeut être soudée; mais il faut lui donner un dernier coup, tant pour quela soudure pénètre j>lus sûrement, que pour qu’elle présente à la vue unbourrelet uni, qui indique une soudure bien faite.
La difficulté de cette dernière opération consiste à n’incliner le fer surla pièce ni trop ni trop peu ; à n’aller pas trop vite, pour que le bourreletait le temps de s’y bien former, et la soudure de bien pénétrer les deuxbords de la pièce. Si l’on joint une soudure à une autre déjà faite, ou lesdeux bouts d’une soudure circulaire, il faut retirer le fer de côté par rap-port à la soudure, et avec un peu de précipitation, pour que le bourreletne perde pas sa forme.
On sent que l’enduit de blanc sert à empêcher la soudure de se répandreinégalement sur les deux bords qu’on veut réunir; et comme on a avivé lesdeux arêtes en forme de chanfrein, il est clair que la soudure ne peutprendre qu’en cet endroit. On lavera ensuite la pièce dans un peu d’eautiède, pour ôter le blanc, et elle sera en état de servir.
. Cette opération , que nous n’avons appliquée qu’à de petites auges, peutêtre employée dans une infinité d’autres ouvrages , comme pour faire surune croisée, où l’on auroit une volière, de petits bassins, jets-d’eau et ré-servoirs; et de plus, c’est toujours remplir l’engagement que nous avonscontracté, que de donner à nos lecteurs de nouvelles connoissances dontils peuvent faire usage.
Nous ne détaillerons aucun autre vase, nous ne ferions que nous ré-péter; il suffit de présenter des profils de ceux qu’on peut plus aisémentexécuter sur le Tour. Nous avons dessiné, PI. 34 et 35, des vases, desurnes, et, entre autres, nous avons donné, fig. 6 , le dessin du fameuxvase connu sous le nom de Vase de Mèdicis. Ces vases sont disposés demanière, pour la plupart, qu’on peut en terminer le dessus en forme decouvercle, ou les couper tout droit à leur partie supérieure, selon le goûtde celui qui les exécutera.
T. i.
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