CHAP. VI. Sect. X. Usage de VExcentrique et de l’Ovale, etc. 4o3
moins allongés. Celui qu’on a représenté fig. 4 suffit pour une tabatière, _ j_-
et celui Jig. 5 est bon pour une navette. ^
Il faut absolument, lorsqu’on guilloche un ovale, que la coulisse soitdans une direction parallèle au grand axe de l’ovale , tracé sur la rosette.
Cet ovale se trouve à la vérité enlevé par le trou qui sert à enfiler la ro-sette sur le canon, mais on a dû conserver les extrémités du grand axe àla circonférence, pour servir de poiuts de repère. En ajustant la rosettesur l’arbre jusqu’à ce que l’un de ces points vienne poser sur la touche,et en plaçant la longueur de la coulisse horizontalement, on sera assuréque l’une et l’autre seront exactement dans la même direction.
Ce que nous venons de dire des rosettes propres à guillocher ovale ■nous conduit naturellement à parler delà rosette, Jig. 8, PI. 42 , à laide ^de laquelle on peut exécuter sur la face d’une pièce une figure vue deprofil, et au simple trait, Jig. 9 , même Planche.
On a donné, improprement, le nom à'Anamorphose à cette rosette,puisqu’une anamorphose est un tableau qui, vu d’un certain sens, repré-sente un objet, et vu d’un autre en représente un autre : quoi qu’il ensoit, tel est le nom sous lequel nous la désignerons.
On commence par dessiner sur du papier un portrait, ou tel autre objetdont on veut avoir le profil d’une grandeur proportionnée à la place qu'ildoit occuper; car ce dessin doit être absolument égal à celui qu’on veutexécuter au moyen du Tour. On pose un point à l’endroit le plus appro-chant du centre. De ce point de centre, on décrit un cercle de la grandeurdont on veut que soit la rosette : plus ce cercle aura de diamètre, plusles contours de la figure seront rendus avec exactitude. On mènera d’abordun rayon tiré de la circonférence au centre, en passant par une des partiessaillantes, comme le nez, le menton, etc.; puis, en partant du point de lacirconférence où vient aboutir ce rayon , on divisera cette circonférenceen un grand nombre de parties égales, et par tous les points de divisionon mènera des rayons au centre. On prend , avec un compas, la distancedu point le plus saillant de la figure à la circonférence de la rosette, eton porte successivement cet écartement, de tous les points de la figurecoupés par les rayons qu’on vient de tracer, sur ces mêmes rayons vers lebord de la rosette, en y faisant une petite section au crayon : puis011 réunit chacune de ces sections à la suivante par un trait de crayonqu’on arrondit suivant la forme de la figure, soit en relief, soit en creux;ce qui produit une figure à peu près semblable à celle originale du centre,mais qui n’a avec elle qu’une ressemblance fort éloignée.
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