/,68 MANUEL DU TOURNEUR.
——s—— on entoure l’étau , soit dans une peau qui sert de tablier à l’établi. OnI’l. 54 tamise cette poudre afin de n’employer que la partie la plus fine.
Tout ce qui reste dans le tamis, et 11e peut passer, sert encore à fairede nouvelles galettes, en y mêlant de très-petits morceaux de bonneécaille, et des tournures ; on râpe le tout de nouveau pour le mêmeusage.
Lorsque la cuvette et le couvercle sont moulés, avec ce qu’on appelleDrogues , on les emmandrine et on les met au Tour, le plus droit pos-sible; puis on enlève, tant au dessous de la cuvette qu’au dessus du cou-vercle, et sur les champs par dehors, environ la moitié de leur épais-seur.
On aura soin de ne pas toucher avec les doigts à toutes ces parties,qu’on vient de diminuer d’épaisseur. On mettra au fond du moule ungalet de cuivre, puis on mettra par dessus un mélange composé depoudre d'écaille, et de telle couleur qu’on voudra, à peu près la hauteurde six à huit lignes; on mettra ensuite par dèssus la cuvette dans laquelleon aura fait entrer le noyau, et on la pressera sur la poudre , en la tenantle plus exactement au milieu du moule qu'il sera possible; on retirera lenoyau, puis avec une petite cuillère de tôle, arrondie sur son plan Jîg. ug,on mettra tout autour de la cuvette de cette même poudre qu’on fouleraavec la même cuillère, en prenant garde de déranger la position de la boîte ;ensuite on replacera le noyau, et on mettra le tout sous la presse; 011 don-nera une petite serre, et l’on plongera le tout dans l’eau bouillante. Aubout d’un quart d’heure, on portera la presse sur l’établi, et au moyend’une forte serre, la poudre mêlée avec l’écaille se sera amalgamée avecle noyau précédemment fait, et formera une boîte de la couleur qu'onaura déterminée.
Lorsqu’on aura refroidi le tout, on retirera la boîte du moule, et ilne s’agira plus que de la terminer sur le Tour, et d’y former la gorge.
Si c’est le couvercle, 011 procédera de la même manière, excepté qu’onmettra au noyau les viroles convenables pour sa hauteur.
Ces sortes de boîtes doivent sortir du moule toutes polies; et pourcela on aura soin que ce moule, ainsique le galet qu’on met dessous,aient le poli le plus vif; mais on les laisse rarement unies; on y pratiquediverses façons, que nous détaillerons dans un instant.
Nous dirons ici un mot sur les couleurs qu’on emploie pour colorerces boîtes : toutes les couleurs fournies par le règne minéral sont bonnes,et rendent plus ou moins bien. Il faut s’attendre que le brun de la poudre