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Tome second.
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hG manuel du tourneur.

=: effort auroit bientôt brisé des pièces aussi fragiles, et détruit en un56 - instant louvrage de plusieurs jours. Voici donc lexpédient que nous avonsemployé, et qui nous a complètement réussi.

On préparera une boîte en buis, formée de deux coquilles sphériques,réunies par un ajustement à drageoir formé sur léquateur, et qui con-tienne exactement notre boule. La coquille inférieure est percée à son pôle,dun trou évasé en forme dentonnoir, et .dont le haut doit être un peuplus petit que lorifice inférieur de la boule par la tulipe entrer. Onpolira soigneusement les parois de cet entonnoir : après quoi, on casseracette coquille en deux parties égales autant que possible. Màis, aupara-vant, il faut pratiquer un peu au dessous du drageoir, une rainure desti-née à recevoir un lien de fil de fer servant à réunir ces deux parties cassées.

On placera alors la boule dans cette boite, de manière que les deux ori-fices se correspondent bien exactement, et on rapprochera délicatementles pointes des pétales de la tulipe pour les saisir dans l'espèce denton-noir formé par lorifice de la boîte.

En cet état, on placera la pièce dans une petite presse, ou happe dé-béniste, fig. 17, PL 9, T. I, de manière que la vis appuie sur le pôlede la boîte opposé à celui par lequel on cherche à introduire la tulipe,et que la partie inférieure de la jonquille G, pose contre la tête de lapresse, dans la direction de laxe de la vis. En faisant tourner lentementcette vis, 011 parviendra à faire entrer la tulipe dans la boule, les feuillesse resserrant autant que cela sera nécessaire, sans quil en résulte aucunaccident, parce quau moyen du mouvement lent et régulier qui leur estimprimé, elles néprouvent aucune secousse, et ne peuvent en aucunemanière sécarter de la direction de laxe de la boule. Quand lopérationsera achevée, on retirera le fil de ffer, et on enlèvera aisément les coquillesqui enveloppent la boule : ce qui ne seroit pas possible si on navoit paseu la précaution de casser, auparavant, la coquille inférieure, à cause dela jonquille G, qui, comme on la vu, est fixée à la tulipe, et par consé-quent réunie à la boule.

Si lon navoit pas coloré les pétales de la tulipe, ou si lon sétoit servi,pour les peindre, de couleurs à lhuile, on pourroit les humecter avec deleau; alors elles plieroient bien plus aisément, et on ne risqueroit pas au-tant de les briser en les introduisant.

Sans nous arrêter à lexécution des feuilles J et de la fleur L quine présentent rien de particulier et dont lajustement se voit sur la

3, nous passerons à la petite sphère M, formée, comme on le voit, de