Cil A P. IV. Sect I. Descr. d’une Pièce comp. de div. Ornement, etc. oijcôtes à jour et réunies sur l’équateur par un bandeau. Cette boule setourne et se creuse comme l’autre, mais la manière dont on découpe lescôtes, demande quelques explications.
On tournera d’abord un mandrin de buis, d'un petit diamètre, et oncreusera à sa face une calotte sphérique qui puisse contenir bien juste lamoitié de la boule. On percera au centre de cette calotte un trou audiamètre de celui par lequel on a évidé la boule, et on y collera une petitetige sur laquelle on l’enfilera après l’avoir enduite de colle; on prépareraune autre calotte de buis, exactement semblable, intérieurement à cellecreusée sur la face du mandrin, et au pôle de laquelle on percera un trouau diamètre de la tigesur laquelle la boule est enfilée. On recouvrira laboule avec cette calotte que l’on enduira également de colle, et que l’onenfilera sur la tige, pour la coller sur le bord de l’autre calotte. Onlaissera sécher le tout, et on tournera ces deux calottes extérieurement, endiminuant le mandrin du coté par où la boule y est retenue, sans toutefoisdétruire sa solidité. Quand l'épaisseur des calottes sera réduite à peu prèsà un tiers de ligne, on tracera sur leur surface les lignes indiquant les côtesqu’on espacera également à l’aide de la plate-forme, et celles qui déter-minent la largeur de l’espèce de bandeau qu’on voit sur l’équateur; onretirera le mandrin du Tour, on le saisira dans un étau; et, avec des limesde forme appropriée, on enlèvera sur le bois et sur l’ivoire la matière ren-fermée entre ces lignes : en plongeant ensuite la pièce dans l'eau chaude,les calottes se sépareront, le mastic qui garnissoit l'intérieur de la boules’en détachera, et la boule sera terminée.
Le vase N et les chapeaux chinois P s’exécutent par les procédés décritsdans le cours de cette section.
A l’égard des petits muguets qui sortent du vase, si von les fait d’unmême morceau avec la tige, il sera difficile de donner à ces tiges une cour-bure égale et régulière. D’ailleurs le changement de température quiagit avec beaucoup de force sur des pièces aussi délicates, les redressetoujours inégalement : il vaut donc infiniment mieux tourner les petitscalices à part, et prendre les tiges dans des cercles d’ivoire que l’ontournera aussi minces qu’on le jugera nécessaire, sur un triboulet, etquè l’on coupera ensuite en trois ou quatre morceaux, suivant la lon-gueur des tiges et le degré de courbure qu’on voudra leur donner. Ausurplus, nous avons déjà parlé de ce moyen , pag. 229 de ce volume,en enseignant à tourner la pièce délicate représentée fig. 21, PI. 22.
L’étoile qui surmonte le tout, s’exécute par un des procédés décrits