kk PREMIÈRE PARTIE.
d’assouplir ce fil pour s’en servir. Cet assouplissage constitueune opération particulière à la filature de cette matière et a étélongtemps un objet de recherches de la part des industriels quiont commencé à la filer aux machines. Or, voici, d’après l’au-teur dont nous résumons le travail, les moyens employés à ceteffet par les indigènes:« Après avoir disposé le fil sur un dé-vidoir, on le met avec son fil dans l’eau; celle des rivières est lameilleure. Quand le fil est bien imbibé, on dresse entre l’éche-veau et le dévidoir quatre petites planches qui tiennent le filélevé et très-tendu; on le laisse sécher en cet état au soleil, oùil devient aussi moelleux que soyeux. Pour ôter l’écheveau dudévidoir, on abaisse les quatre planchettes, et on le retire ducôté de l’angle obtus:
»forme des mateaux circulaires, que l’on noue avec des cordons
on le plie sur sa longueur, et l’on en
rouges. C’est en cet état qu’on les livre aux marchands et auxmanufacturiers.»
Nous avons pensé qu’il était intéressant de reproduire tex-tuellement cette partie de la note qui a dû servir d’enseigne-ment aux filateurs anglais. Pour arriver aux mêmes résultats,ils disposent les dévidoirs avec leurs écheveaux dans de l’eau desavon chaude, et les font sécher artificiellement, au lieu de seservir de l’eau courante et du soleil, comme les industriels del'Asie. Il est d’ailleurs intéressant de propager ce procédé, quipeut devenir efficace dans certains autres cas, et toutes les foisqu’il s’agit d’une substance filamenteuse rebelle aux transfor-mations. L'emploi alternatif de l’humidité chaude et de la tem-pérature sèche sur le fil tendu devra déterminer en même tempsla douceur du toucher et le brillant de la matière.