10 PREMIÈRE PARTIE.
couvertures, qui jouit d’une réputation méritée; mais elle estdans un état de langueur qui approche de la décadence; ellen’emploie pas plus de 50,000 livres de laine, dont les deuxcinquièmes se consomment dans le pays.
«La bonneterie de cette ville mérite à peine d’être citée,Elle consiste en quelques bas faits à l’aiguille avec de la lainegrossière, dont la quantité peut être évaluée à 2,000 livres,
« Metz autrefois se distinguait par la plupart de ses ouvragesde laine, qui avaient atteint une perfection supérieure à tousles autres, surtout en flanelle ef en molleton; ces deux articless'exportaient dans la Lorraine et l’Alsace, avec d’autant plusd'avantage qu’ils étaient fabriqués, en très-grande partie, avecles laines du pays.
« Les métiers étaient, en 1789, au nombre de plus de centvingt; il n’en reste pas cinquante en activité, et cependant oncompte aujourd'hui trente fabricants au lieu de seize qui exis-taient autrefois. Ce sont des compagnons qui ont pris à leurcompté des métiers de leurs anciens maîtres, obligés de se res-treindre dans leur commerce parles pertes que leur ont causéesles réquisitions, les préemptions, les fournitures faites au gou-vernement dans des temps difficiles, Mais les uns et les autresmanquant de moyens pour soutenir leurs établissements, nefont que végéter avec les faibles produits d’un travail souventinterrompu.
« Plusieurs teinturiers sont établis à Metz; mais leurs tein-tures sont assez Brossières, Cependant, il est reconnu que leseaux de la Moselle sont excellentes pour la teinture en bleu,et celle-ci est la moins mauvaise,
« A Granville et Briey, il existe des teintures pour les d rapsqui sont destinés à la consommation du pays; mais ils sontloin de la perfection.
« Les manufactures de draps ont décliné, parce qu'ellesavaient l’habitude de fournir à l’habillement des troupes, et