INTRODUCTION HISTORIQUE. 1qu'aujourd'hui on ne leur fait plus de demandes à ce sujet; onassure même, ce qui est faux, que les draps sont tirés de l’é-tranger, qui les livre à plus bas prix, mais d’une qualité infé-rieure,»
De l'ensemble de ces petites fabriques de lainages, il n'existeplus en Lorraine que quelques fabriques de draps communs àNancy. Celles des molletons et couvertures à Metz, et l’impor-tante manufacture de lainages et de draps de troupes à Pierre-Pont, dans la Moselle. Le personnel de ces établissements estsans doute formé par les descendants des petits manufacturierset de la classe ouvrière, signalés dans la pièce dont nousvenons de donner un extrait.
Vers 1785, malgré un certain ralentissement signalé par lesinspecteurs du gouvernement dans les deux principaux centresmanufacturiers de la Normandie, Elbeuf et Louviers, étaientnéanmoins d’une importance relativement considérable et d’uneallure qui annonçait leur fortune future. On sait que chaqueville principale avait alors un bureau spécial, espèce de siégemi-fiscal et mi-technique, où les draps étaient examinés, con-trôlés, taxés, etc. C'était la source la plus exacte de tous lesrenseignements, le centre où venaient aboutir les observations,les doléances, les réclamations, pour être transmises ensuiteau gouvernement par qui de droit; or on lit dans les comptes
rendus du temps les faits et observations qui suivent sur Elbeufet Louviers.
S 8.— Bureau d’Eibeuf.
«Les draperies de cette ville sont estimées et d’un pro-duit considérable; il s’y fabrique, année commune, dix-huitmille pièces de draps, évaluées à 9,500,000 livres. Cette fabrique est la première, et peut-être la plus intéressante
du royaume dans ce genre: la moitié de sa consommation se