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Tome premier.
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PROGRÈS DES INDUSTRIES DE LA LAINE. 93

posés sans doute d’appareils de divers inventeurs, furent con-struits en France par deux mécaniciens dont les noms sontrestés connus, Douglas et Cokerill. Le premier avait ses ate-liers à Paris, et le second, à Verviers et à Liége; il fondaquelques années plus tard un second établissement à Reims.L'origine de ces machines, en France', remonte au commen-cement du siècle. Le ministre Chaptal, dont la sollicitudepour l’industrie rappelle celle de Colbert, contribua puissam-ment à leur propagation.

Le jury de l’Exposition de 1806 atteste que Douglas avaitlivré depuis deux ans environ, aux manufactures de draps deseize départements, plus de 340 machines de différentes espèces.

Composition de l’assortiment en 1804.— L'assortimentcomplet des machines appliquées à l’industrie drapière secomposait de la manière suivante:

1° Une machine à ouvrir, alimentée par un enfant, faisantle travail de quarante personnes.

2° Une carde briseuse, travaillant 60 à 65 kilogrammes par jour.

3° Deux cardes finisseuses, à loquettes, pour desservir la pré-cédente. Chacune alimentée par deux enfants.

4° Une machine à filer en gros de trente broches, produi-sant 25 à 30 kilogrammes de boudins ou gros fils.

5° Une machine à filer de quarante broches, filant avec unefemme et un enfant 15 kilogrammes de gros fils de chaîne pourcouvertures.

6° Un métier de soixante broches, pour produire 6 kilogram-mes de fils pour la draperie.

7° Une machine à lainer les draps.

Cette première lainerie remplaçait vingt laineurs à la main,

8° Une brosserie mécanique pour les draps ordinaires,

9° Une brosserie pour les casimirs plus étroits.

| En parlant de la France nous y comprenons la Belgique, française alors,