PROGRÈS DES INDUSTRIES DE LA LAINE, 117notre sujet, retracer ce qu’il a fallu de labeur et de génie pouramener à bien cette seconde partie de la tâche. Cependantl’histoire des progrès industriels mentionne à peine, et au ha-sard, quelques-uns des collaborateurs de l’œuvre entière; cettemanière de présenter les faits les simplifierait sans doute, si lavérité et la justice n’en devaient souffrir.
« Grâce à la noble tâche que la Société d'encouragement s’estimposée et aux libérales dispositions de feu M. le marquis d’Ar-genteuil, des confusions et des lacunes regrettables deviendrontde plus en plus rares.
« L’invention de la machine à peigner de Josué Heilmann,placée par vos suffrages unanimes au premier rang dans le con-cours qui vient de se terminer, est au nombre de ces machinesauxiliaires et préparatoires qui changent la face des spécialitéspar l’importance et l’étendue des améliorations qu’elles yapportent.
« Cette découverte, d'autant plus remarquable qu'elle s'estproduite dans une direction et à une époque où le génie seulpouvait entrevoir de nouveaux progrès, a été conçue avec unehardiesse, une science de combinaisons et de moyens dont laréunion paraissait indispensable pour atteindre le but auquelHeilmann est arrivé par ses savantes et laborieuses recherches.
« L’énonciation des données du problème démontrera l’exac-titude de cette appréciation.
« Les substances textiles se présentent avec des caractères va-riés et dans divers états.
«'Tantôt ce sont des organes définis, indivisibles, formant unduvet épais composé de fibrilles éminemment flexibles commecelui du cotonnier. Tantôt ce sont des fibres longues, peu élas-tiques, divisibles à l’infini, comme la filasse du chanvre, dulin, ete. Dans les matières animales, les unes ont les brins ru-gueux, vrillés, de longueurs variables et tellement tassés et ad-hérents, qu’ils présentent une résistance considérable à la pé-