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compense à l'Exposition de 1844, qui ne fut pas moins appré-ciée à celle de 1855; de l’inventeur de la machine à plier et à
métrer, et de tant d’autres créations ingénieuses;
; de cet esprit
synthétique par excellence, à qui nulle réforme utile, nulleamélioration pratique n’échappent; de l’observateur qui, l’undes premiers, comprit la nécessité de bien préciser les ca-ractères des matières textiles; de l’homme arrivé si haut avecles seules connaissances puisées dans la fréquentation passa-gère des cours publies du Conservatoire des arts et métiers deParis, lorsqu'il menait de front son instruction théorique etpratique. Les préoccupations de toute nature dont fut assiégéJosué Heilmann ne l’empêchèrent pas d’être l’un des fonda-teurs et des membres les plus actifs de la Société industriellede Mulhouse, qui a acquis une position si honorable parmi lesCompagnies qui stimulent le progrès des arts et de l’industrie.Aussi eut-il le rare bonheur de se voir entouré de la sympathiegénérale.
« Sa peigneuse ne fut exploitée commercialement qu’en 1849,mais appréciée, dès sa conception en 1844, par l’une des mai-sons les plus importantes dont notre industrie s'honore. Sansle puissant patronage de MM. N. Schlumberger et C°, cettedécouverte aurait peut-être eu le sort de tant d’autres qui,nées sur notre sol, n’ont pu s’y implanter qu'après avoir fruc-tifié entre les mains de nos rivaux. La coopération de construe-teurs aussi distingués n’a pas été sans influence sur le succèsd’une machine dont l’exécution devait être parfaite, et l’ex-ploitation précédée d’expériences pratiques les plus précises.
« La Société d'encouragement constate avec bonheur la fé-condité créatrice dont est doué notre pays, et tout ce que leprogrès industriel du monde lui doit.
« En accordant le prix fondé par M. le marquis d'Argenteuilà la peigneuse de Heilmann et aux enfants de l'inventeur, dontl’aîné, ancien élève de l’Ecole centrale, collabora piusieurs an-