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Tome premier.
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PROGRÈS DES INDUSTRIES DE LA LAINE. 125nées avec son père et le seconda puissamment dans ses der-niers travaux, la Société a la conviction que son jugement seraaussi unanimement approuvé que l'ont été dans les mêmescirconstances ses précédentes décisions.

« Puisse l'hommage qu’elle rend à la mémoire et aux décou-vertes de Heilmann servir de stimulant à ceux qui, commelui, se vouent à la recherche du progrès toujours lent et diffi-cile, à ceux-là surtout dont le temps constitue le seul patri-moine, l’unique ressource! Puisse le vœu exprimé par notreillustre président, lors du dernier concours, se réaliser danssix ans d’une manière aussi éclatante qu'aujourd'hui!»

Les deux progrès fondamentaux remarquables par l’origina-lité de leur conception et leurs conséquences industrielles im-portantes dans l’Europe manufactière, ne furent pas les seulsdont le travail des lainages fut redevable aux inventeurs fran-çais; M. Vimont appropria le métier à filer continu à latransformation de la laine cardée: grâce à lui les fils pourchaîne peuvent être améliorés de manière à faciliter le tissageautomatique. M. Muller, de Thann, exposa un modèle demétier mule-jenny, dont les broches étaient commandées parengrenages. Il entrait résolâment dans la voie ouverte par lamaison Dollfus-Mieg, qui la première commanda par engrenagesles tambours des métiers à filer. On vit figurer également à lamême Exposition une machine ou plutôt un outil automa-tique des plus simples de M. David-Labbez, pour remplacerl’épeutissage à la main des tissus ras par un moyen self-actingaussi sûr qu’économique. Le travail lent et difficile, payé de 15à 20 francs la pièce, s’effectuait désormais mieux que par lepassé, pour 2 francs, y compris la redevance prélevée par lebreveté.

L'exposition si complète des assortiments pour la laine pei-gnée de MM. Schlumberger, celle de M. Mercier pour la lainecardée démontrèrent que la construction des machines de ces