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Tome premier.
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130 PREMIÈRE PARTIE.

le séchage à l’air ou dans les anciens séchoirs insuffisant ettrop lent. Aussi vit-on surgir en Angleterre et en France desmachines à dégraisser, à laver età sécher, accoupléesou combi-nées, de manière à obtenir des résultats prompts et continus.Pour les premières, on a imaginé ou reproduit des combinai-sons mécaniques les plus ingénieuses et les plus complètes; etdans les secondes, on à fait intervenir une ventilation d’airchaud dans des masses de laine, dont le séchage eût demandédix fois plus de temps par les moyens encore usités naguère. Lamachine à égratronner qui, dans sa construction primitive, avaitdéjà rendu des services signalés, améliorée par MM. Hougetet Teston, devint d’un usage plus répandue encore.

Le passage de la matière d’une machine à l’autre dans lecardage effectué par des manipulations et le transport à lamain commenca à se faire spontanément et automatiquement,grâce à l’invention d’un appareil additionnel connu sous le nomd’Apperly. Divers inventeurs sont entrés dans la même voiepour corriger certains défauts accessoires reprochés au pre-mier mécanisme de ce genre. Enfin, on vit apparaître le mé-tier self-acting mule-jenny depuis longtemps appliqué au coton.Comme les opérations fondamentales à réaliser pour les deuxmatières sont les mêmes, on comprend que les maisons commecelle de M. Platt, la plus importante pour la construction desmachines à coton, et des constructeurs, comme MM. Stehelin,Hartmann, Mercier et Houget, spéciaux pour les machines àlaine, soient entrés les premières dans cette voie.

Les métiers de divers systègites à faire les étoffes à maillesprésentèrent surtout des progrès signalés. Nous ne parleronsici que de ceux employés à la laine aussi bien qu'aux autressubstances, soit qu'elles figurassent ou non à la dernière Expo-

1 Les descriptions dans machines à laver dans la partie technique, dé-

montrent que les machines anglaises employées en France étaient depuislongtemps inventées chez nous.