PROGRÈS DES INDUSTRIES DE LA LAINE. 131
sition. Il eût été en effet impossible de juger des perfectionne-ments et du développement extraordinaire de cette partie desconstructions, sur les quelques spécimens qui y furent en-voyés. Dans la pratique, au contraire, il y avait un mouve-ment considérable et si récent, que les inventeurs et les in-dustriels dont la propriété n’était pas suffisamment assuréeou qui complétaient leurs recherches, ne voulurent pas lesmettre à jour encore. Au nombre des progrès auxquels nousfaisons allusion, nous citerons dans les métiers circulaires com-plétement automatiques, des améliorations de constructionstelles qu'ils sont désormais applicables aux fils les plus fins, lesplus élastiques et les plus difficiles à tricoter mécaniqnement, etfournissent avec une rapidité étonnante des pièces de diversesdimensions, depuis les plus petites jusqu’à une largeur déve-loppée de 12 mètres au besoin. MM. Gillet et Berthelot, quenous avons déjà nommés, ont le plus contribué à ces amélio-rations. MM. Buxtorf et autres, de leur côté, ont transforméles métiers presque exclusivement employés à faire des étoffesunies, pour y produire avec la même rapidité des tricots façonnésde toutes espèces. MM. Taillebouis et Jacquin sont parvenus àfaire exécuter avec une grande économie des tricots à formesproportionnées, c’est-à-dire avec des élargissements et des ré-trécissements à volonté, voilà pour les métiers circulaires, dontla première idée remonte à 1810, et les premiers services in=dustriels à 1840.
Quant au métier droit, dit système français, dont l’originedate du dix-septième siècle, il était resté sans changementsérieux jusqu’à ces dernières années, où il est entré dansune phase nouvelle. T1 était estimé à cause de la perfectionde ses produits, mais la belle fabrication qui lui est dévo-lue, était aussi la plus chère, parce que la main ne pouvaitexécuter qu’une pièce à là fois. Aujourd’hui, le même sys-tème modifié entièrement automatique produit six pièces sj-