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Tome premier.
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134 PREMIÈRE PARTIE,

produits aient diminué de prix par unité de poids. En effet, ladraperie, évaluée en moyenne à 31 francs en 1859, à été vendueà 25 en 1863, et les mérinos, à la même époque, sont descendusde 26 fr, 60 à 21 fr. 60 le kilogramme. Si nous remontions àune époque un peu plus ancienne, la baisse serait bien plusmarquée encore, tandis que les salaires et le prix de la matièrepremière ont généralement augmenté,

Le développement de l’industrie des lainages chez les prin-cipales nations de l'Europe a été au moins proportionnel àcelui que nous venons de constater pour la France. Sans entrerpour le moment dans les détails concernant les quantités pro-duites et leur valeur, on peut mesurer la marche ascendantede l’industrie par l’augmentation du nombre des établisse-ments, et celle du matériel:

Pour le Royaume-Uni, la statistique de 1851 donne:

875,830 broches filant de la laine peignée.Ets. ns... 1,595,278 broches pour la laine cardée,Ensemble.. 2,471,108 broches pour les deux grandes spécialement.,En 1861, le compte rendu officiel de la Grande-Bretagnedonne:

1,289,000 broches en laine peignée.2,183,000 broches en laine cardée.

FEnsemble.. 3,472,000

Le matériel pour la laine peignée et les tissus ras a doncaugmenté dans la période décennale de plus de 60 pour 100,et celui de la draperie de plus de 73 pour 100.

On se fera une idée de l’importance croissante de la trans-formation des fils et tissus en alpaca et poils de chèvre produitspar l’Angleterre, par les quantités de matières premières mi-ses en œuvre, Elles s’élevaient à près de trois millions de kilo-grammes en 1861, se divisant à peu près par moitié entre ces