PROGRÈS DES INDUSTRIES DE LA LAINE. 133
nombre de 1,300,000. Une grande partie de cette augmentations'est réalisée principalement dans les localités indiquées précé-demment comme le siége le plus considérable de la productiondes articles nouveaux; et à ce titre, Roubaix a droit à une men-tion spéciale pour l’ensemble de sa fabrication; l’Alsace, pourses filatures de laine peignée, dont l’une, à Mulhouse, est de-puis longtemps à la tête du progrès, et l’autre, plus récemmentfondée à Guebwiller par M. Henry Gand, n’est pas moins re-marquable par un tissage automatique où fonctionnent desmachines d’un intérêt tout particulier. En dix ans, de 1851 à1861, Roubaix a élevé le nombre de ses broches de 143,000 àprès de 200,000; Turcoing, de 81,000 à 189,000, et Amiens,de 43,000 à 55,000.
Tous les fils produits par ces usines ne sont pas employés àla fabrication intérieure; une partie des peignés et cardés sontexportés, l’augmentation de la vente à l'étranger de ces articlesà été remarquable. Elle s’est élevée de 310,000 kilogrammesen 1852, à 695,000 kilogrammes en 1857; mais elle est re-tombée de nouveau à près de 500,000 kilogrammes dans lesannées de perturbation qui ont suivi cette période, dont les fà-cheuses conséquences commencent à disparaître. Néanmoinsle mouvement ascendant de la production des lainages en gé-néral ne peut faire de doute, si on l’apprécie d’après la trans-formation de la laine en général et des lainages exportés. Laproduction de la matière première indigène n’ayant pas variésensiblement depuis 1851, le mouvement peut donc être consi-déré comme proportionnel à celui de l’introduétion des lainesétrangères et des lainages vendus au dehors.
Or, on remarque une augmentation considérable dans lavaleur des laines importées en 1863 et 1864; elle était de230 dans la première, et de 285 millions de francs dans la der-nière, et l’exportation des tissus de laine a atteint 318 millions
de francs; quoique presque tous les articles qui composent ces