PROGRÈS ET DÉVELOPPEMENT DES LAINES. 59
des transformations de ses manufactures que les débris de sesproduits, sont aujourd’hui largement utilisés, Ils sont de di-verses sortes et origines. Le dégraissage de la matière pre-mière et des fils donnent des combinaisons chimiques uti-lisées et plus ou moins utilisables. Nous avons déjà parlé despremières, et nous revenons plus loin sur les secondes. Lestransformations mécaniques aux diverses périodes produisentdes déchets de brins, de fils et de bourre, qui sont égalementretravaillés après avoir été épurés. Enfin, les chiffons neufsou vieux, blanes ou teints, les articles purs ou mélangés pro-venant des nombreuses spécialités des lainages, sont ramenésà l’état de filaments plus ou moins résistants et propres à êtremélangés à des laines neuves, en vue de l’obtention de certainsarticles à bon marché.
Le nom générique de renaissance est généralement appliquéaux laines provenant de la désagrégation des chiffons» quelle quesoit d’ailleurs leur origine; celui de déchets est plus spéciale-ment réservé aux bouts plus ou moins gras résultant de lafilature et du tisse age, et de la bourre faite aux apprêts. On a
cherché de tous te mps à utiliser les déchets des transforma-
tions composés d’excellentes matières, mais difficiles à
à épurerlorsqu’ils sont imprég
nés de matières grasses végétales, tellesque l’huile d’olive ou de colza, faciles à régénérer au contraire,lorsqu’ils ne contiennent que de l’acide oléique. La Belgique,notamment la ville de Mouzon, près Verviers, est parvenue lapremière à utiliser en grand ces résidus précieux; le parti qu’elleà su en tirer à été une des principales causes de sa prospérité.L’Angleterre, de son côté, et Londres avaient, depuis 1813,des machines à effilocher, dont les produits ont servi long-temps à rembourrer des meubles et des articles de harnache-ment. Ce n’est qu'en 1840 que la ville de Batley, dans leYorkshire, commença à produire de la renaissance en grand
Les chiffons furent soumis à une machine dite diable, analog gue