160 PREMIÈRE PARTIE.
au loup des filatures de laine. Aussi les premières appliquées àce travail produisirent-elles une poussière du diable, d'après lesrécriminations des voisins des usines où elles furent établies.
[1 a fallu une grande énergie à l'industriel qui le premierfit un article de commerce du shoddy et du mungo!, nomsdonnés aux laines effilochées, ce dernier est particulièrementapplicable aux meilleurs déchets des filatures et des morceauxde lainage qui n’ont pas servi; le premier est réservé auxproduits des vieux chiffons.
Pour donner une idée de l’importance acquise par cette in-dustrie en Angleterre seulement, voici quelques chiffres surla production annuelle à laquelle on était arrivé en 1858; cin-quante machines fenctionnaient alors, et transformaient prèsde 25,000 tonnes de chiffons bruts, qui rendaient en laineeffilochée près de 19,000 tonnes, cette quantité se composaitde:
13,000,0004 de shoddy à 0*,80, représentant une somme de. 10,400,000 fr.6,000,000k de mungo à 11,20.....02.0.0, rte.... 7,200,000
Ensemble,........... 17,600,000 fr.
Les déchets laineux résultant de l’effilochage, saturés parfoisde matières grasses, forment, à leur tour, un excellent produittellement recherché par l’agriculture comme engrais, que leurvente paye presque complétement les frais de la transformationdes chiffons.
La localité dont Batley est le centre avait trente-cinq établis-sements occupés à la transformation complète des chiffons enfil. Ces manufactures faisaient mouvoir 17,500 broches en groset 35,000 broches en fin, servies par plus de 1,000 chevaux-
! Mungo dérive de it must go, prononcée parfois à mun go. Réponsenégative qui fut faite au premier vendeur de ce déchet, qui l’offrit avecinsistance au fabricant, qui ne voulait pas en entendre parler, Et shoddydésigne certains vieux débris,