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Tome premier.
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162 PREMIÈRE PARTIE.timents qui leur sont réservés, et d’où ils sont portés à la ma-chine à deffilocher.

Machines à effilocher.— La machine la plus simple, la plususitée et la plus connue, a la forme du loup employé danstoutes les filatures de laine cardée. L'organe principal se com-pose alors d’un cylindre d’un diamètre d'environ 0",80, unpeu plus ou moins, et d’une largeur de 0",33. Ce cylindre estgarni, sur toute sa circonférence, d’une grande quantité dedents coniques en acier; leur nombre s'élève, en moyenne,à 14,000 et tournent avec le tambour, auquel on imprime unevitesse de sept à huit cents révolutions à la minute. Les chiffonssont livrés au cylindre déchireur par une ou deux paires derouleaux alimentaires, qu’on nomme aussi parfois entrée, Cetteentrée reçoit les morceaux de lainage convenablement étälés surune toile sans fin automatique. La force centrifuge développéepar la grande vitesse du tambour à dents projette au dehorsla laine et le résidus non déchirés.

Un appareil semblable, absorbe une force motrice considé-rable de six à huit chevaux et peut effilocher de cinq à huit centskilogrammes de chiffons par jour, suivant leur degré d’adhé-rence: la première quantité n’est guère dépassée lorsque leschiffons sont en drap solide, mais ils atteignent facilement laseconde pour des tricots, par exemple.

Ce résultat peut être plus ou moins parfait, c’est-à-dire êtreentièrement effiloché, ou contenir encore des parcelles d’étoffesnon divisées, si l'organe alimentaire qui livre les morceauxen laisse échapper. Aussi cet organe a-t-il été l’objet de re-cherches constantes. On s’est bientôt aperçu que les conditionsd’alimentation n’étaient pas les mêmes que pour la livraison desfilaments ordinaires de dimension régulière dont la marchepeut facilement être réglée; qu’il fallait, par conséquent, mo-difier l’appareil introdueteur. On à essayé successivement dedifférents systèmes: des entrées multiples à pointes, c’est-à-dire