PROGRÈS ET DÉVELOPPEMENT DES LAINES. 163
composées de deux paires de cylindres à mouvement légère-ment différentiel: d’alimentaires à auges, où le rouleau li-vreurtourne dans une courbe concave pour y entraîner suc-cessivement et graduellement les fragments qui y sont livréspar la toile sans fin, pour ne rien laisser échapper à l’action desdents. Le caoutchouc à été également essayé comme systèmede livraison à compression élastique. Un mécanicien de Paris,qui s’est beaucoup occupé du perfectionnement de ces‘ma-chines, M. A. Busson, à combiné les deux moyens, l’alimen-teur à compression et l’auge concave. Son système consistedans une pièce à double concavité garnie en caoutchouc, dontl’une, la première, reçoit un cylindre métallique rigide et fixe.Il a pour objet de faire pénétrer les matières à travailler dansla seconde sous un deuxième cylindre. L'ouverture de la se-conde auge est réglée à la partie opposée à l'introduction parune lame d'acier; les chiffons viennent s’y présenter par l’ac-tion des cylindres aidée de la pression élastique du caout-chouc et sont régulièrement livrées aux dents du tamboureffilocheur.
Nous n'avons pas la prétention de donner pour le moment ladescription de tous les moyens proposés. Nous indiquons celui-ci, parce qu’il nous paraît simple, sans leviér ni poids de pres-sion; économique, sans frais d'entretien notables, et surtoutparce que la quantité de chiffons qui passe sans être atteinte parles dents, peut être réduite au minimum par suite de la combi-naison des auges, des cylindres et de la lame qui règle la sortie.
On réduit ainsi la quantité de chiffons à traiter de nouveau parune main-d'œuvre longue et coûteuse,
charpie de laine.Traitement des chiffons mélangés.— Pour séparer les partiesvégétale et animale dans les chiffons, on a recours
pour faire cette espèce de
à un pro-cédé chimique: on les immerge dans une dissolution sans
détion sur la laine et qui attaque la cellulose, L’acide sulfurique