PROGRÈS ET DÉVELOPPEMENT DES LAINES. 173
dans une pipe à eau-de-vie vide, ou mieux dans un bassin enmaçonnerie, muni d’un conduit de décharge et revêtu inté-rieurement d’un enduit bien uni; on les y foule fortement sousun couvercle en planches que l’on charge de grosses pierres,en ayant soin cependant de ménager assez la compressionpour conserver dans la masse des vides suffisants. Un tuyauamène de l’eau de manière à recouvrir les feuilles de 0”,10 à(m,12, et l’on abandonne ensuite le tout à la fermentation, quipeut être accélérée par l'introduction de 0',20 de levûre, et de1,55 environ d’eau-de-vie pour 1,000 litres d’eau. Mobtient des résultats plus avantageux encore, en remu
ais onant suffi-samment, de huit jours en huit jours, toute la masse des feuilles,et en y ajoutant chaque fois une certaine quantité de carbonatede soude. Ce sel isole en même temps des feuilles une partiede la résine; dans ces conditions, les carbonates alcalins, réa-gissant sur les substances résineuses, les transforment encombinaisons solubles dans l’eau. On obtient également ainsi,et l’on extrait par le conduit de décharge, un liquide alcalin etaromatique, dont on peut tirer des savons résineux comme pro-duits accessoir
es, ou bien que l’on peut employer pour desbains curatif
s. Les feuilles sèches, avant de subir le passage aufour, doivent toujours être pénétrées d’eau tiède, à la tempé-rature de 30° C. au moins.
La fermentation est tout à fait suffisante au bout de six se-aines environ, on peut alors en extraire la résine, la térében-
thine, ete., on immerge les feuilles durant quarante-huit heures
dans une faible lessive
m
de potasse caustique, qui ne doit paspeser spécifiquement plus de 0,06, mais qui suffit très-bienà ce degré; au lieu de cette lessive caustique, on peut aussiemployer des cendres de hêtre ou du savon vert. L’alcali ctique dissout encore une grande quantité de résine,sépare au moyen d'un lavage à l’eau froide.
Au lieu d'immerger les feuilles dans la solution d’
aus-que l’on
alcali caus-