242 PREMIÈRE PARTIE.
conique ou en fuseaux pointus de la racine au sommet desbrins de la laine, si bien démontrée par Monge, si facile àconstater dans une laine d’agneau, et même dans les mèchesdes toisons mères presque toujours d’une surface trapézoïdale,ou à peine rectangulaire dans les laines extra-fines, est égale-ment celle des poils en général. Cette forme des brins est miseen évidence dans la plupart des groupes, mais surtout en a et 0des figures 1, 3 et 6, pl. III. Tl en est de même des stries trans-versales cannelées, plus ou moins apparentes, mais évidemmentcommunes aux filaments des toisons de la race ovine aussi bienqu’à ceux provenant des carnivores.
Mais quelle que soit l’origine des filaments animaux ob-servés, si on en compare un certain nombre provenant d'unmême animal, on constatera des différences de caraetères tellesentre eux, qu’on les supposerait appartenir à des natnres diffé-rentes. Les laines les plus fines et les plus perfectionnées con-tiennent, en effet, des brins gros, rigides, identiques à despoils communs, et dans ceux-ci il se rencontre souvent desbrins fins, flexibles et contournés, en tout semblables à ceuxde la toison du mouton. Une toison d’une qualité intermé-diaire, par exemple, présente assez fréquemment des brinsoffrant ces caractères extrêmes, Ces irrégularités sont plus oumoins sensibles, elles diminuent dans la dépouille d’un mêmeanimal à mesure que les toisons s’affinent, soit par un effetnaturel ou artificiel. On les retrouve néanmoins presquetou-jours à un certain degré, même dans les plus beaux pro-duits.
Presque toutes les figures des groupes de la planche Il endonnent des exemples. La laine d’alpacas, par exemple, carac-térisée par la finesse, la flexibilité et le contournement de sesbrins, montre en a, fig. 7, un poil droit, rigide, qui diffèrecertainement plus, au point de vue de ses propriétés, de ses
voisins de même origine que d’un poil quelconque, On re-